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	<title>Vincent LE CORRE - Psychologue - Psychanalyste &#187; Médiation</title>
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	<description>psychologue, psychanalyste, en institution et en libéral, travaillant, entre autres, sur les jeux vidéo, les médiations, le jeu...</description>
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		<title>Sortie du numéro 5 de la Nouvelle Revue de l&#8217;Enfance et de l&#8217;Adolescence</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2021 18:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeu Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous annonce la sortie du cinquième numéro de la Nouvelle Revue de l'Enfance et de l'Adolescence.
Il est intitulé PENSER LES OUTILS NUMERIQUES , De l'ombre à la créativité.

Paris, le 28/11/2021.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous annonce la sortie du cinquième numéro de <strong>la Nouvelle Revue de l&#8217;Enfance et de l&#8217;Adolescence</strong>.</p>
<p>Il est intitulé <strong>PENSER LES OUTILS NUMERIQUES , De l&#8217;ombre à la créativité.<br />
</strong></p>
<p>Un numéro porté par <a href="http://association-recherche-enfance-adolescence.org" target="_blank">l&#8217;association AREA</a>.</p>
<p>Ce cinquième numéro a été coordonné par Angélique Gozlan, Arnaud Sylla et moi-même.</p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2021/11/FLYER-NREA5_Page_1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1596" title="FLYER NREA5_Page_1" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2021/11/FLYER-NREA5_Page_1-719x1024.jpg" alt="" width="719" height="1024" /></a></p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2021/11/FLYER-NREA5_Page_2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1597" title="FLYER NREA5_Page_2" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2021/11/FLYER-NREA5_Page_2-719x1024.jpg" alt="" width="719" height="1024" /></a></p>
<p>Voici la quatrième de couverture :</p>
<p>« Le  numérique est le grand bouleversement contemporain de la culture. Mais  après l’euphorie utopique apparaît aujourd’hui un retour à une dystopie  numérique, avec notamment la surveillance des individus, le contrôle de  leurs données et la question de leur utilisation. C’est ainsi que  l’individu navigue &#8211; à l’aveugle ou pas – en eau trouble : entre ombre  et créativité, entre individualisme et communauté virtuelle.</p>
<p>L’accueil  des jeunes patients d’aujourd’hui ne saurait faire l’impasse de ces  bouleversements. S’appuyant sur la pratique de différents professionnels  du soin, ce numéro développe l’idée que, quelle que soit notre  fonction, nous sommes amenés à penser les dispositifs numériques avec  lesquels les enfants et les adolescents construisent et développent leur  subjectivité, mais également pourquoi pas,  à en construire de nouveaux dans un objectif de soin. En cela, nous  continuons d&#8217;être des explorateurs de soi, de l’autre, au gré des  transferts qui se nouent dans la relation que chaque sujet entretient avec le numérique et ses autres virtualisés.</p>
<p>Au  confluent de la clinique et de la politique, de la question du  transfert et du travail de la culture, nous souhaitons contribuer à  penser nos pratiques au plus près du patient ou de l’usager, et veiller à  ce que le mouvement de virtualisation-actualisation, tel que l’a décrit  Deleuze, soit toujours actif, que du virtuel se créent un lien, une présence, une parole actuelle et bien réelle. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce cinquième numéro est édité par l&#8217;Harmattan, et <a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=numero&amp;no=71547&amp;no_revue=963&amp;razSqlClone=1" target="_blank">disponible ici.</a></p>
<p>Enfin, vous trouverez <a href="https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-l-enfance-et-de-l-adolescence.htm" target="_blank">les autres numéros disponibles sur Cairn</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Livre Médiations numériques : jeux vidéos et jeux de transfert</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jul 2019 08:31:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeu Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Haza]]></category>
		<category><![CDATA[médiation]]></category>
		<category><![CDATA[médiation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[yann leroux]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris le 23 juillet.
Un ouvrage à lire cet été (en plus de la Nouvelle Revue de l'Enfance et de l'Adolescence) !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un ouvrage à lire cet été !</p>
<p>Et un ouvrage dont je suis <a href="http://vincent-le-corre.fr/?p=1545" target="_blank">également</a> très fier d&#8217;y avoir participé.</p>
<p>Si vous connaissez un peu mon site, vous savez la place qu&#8217;y trouve le jeu vidéo et son éventuel usage comme objet de médiation.</p>
<p>Vous pouvez lire par exemple :<a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=EP_056_0118" target="_blank"> « Au croisement du symbolique et de l’imaginaire, le jeu vidéo »</a>, dans la revue <a href="http://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2012-3.htm" target="_blank"><em>Enfances&amp;Psy</em> n°56, 2013</a>.<a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SC_018_0043" target="_blank"> </a></p>
<p>Ou encore <a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SC_018_0043" target="_blank">« De quelques aspects de l’expérience vidéoludique »</a>, dans la revue <a href="http://www.cairn.info/revue-savoirs-et-cliniques-2015-1.htm" target="_blank">Savoirs et clinique, n°18</a>, 2015.</p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2019/07/Médiations-numériques.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1555" title="bouton4 copy" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2019/07/Médiations-numériques-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a></p>
<p>Le livre est <a href="https://www.editions-eres.com/ouvrage/4351/mediations-numeriques-jeux-video-et-jeux-de-transfert" target="_blank">disponible ici</a>.</p>
<p><strong>Argument du livre</strong> :</p>
<p>Les médiations thérapeutiques sont aujourd’hui largement utilisées  dans la clinique. Avec l’essor du numérique, les jeux vidéo ont fait  leur apparition dans le soin et sont devenus des objets de médiation que  les auteurs ont tous expérimentés dans leur pratique.</p>
<p>Ils développent les enjeux de l’usage des jeux vidéo et de la console  dans la séance de thérapie auprès d’enfants ou d’adolescents, en soin  individuel ou groupal, institutionnel ou libéral, et analysent la place  de la parole dans la partie de jeu partagée. Dans leurs présentations  cliniques de jeunes sujets – qu’ils soient, ou non,  habitués, adeptes  du jeu vidéo ou joueurs excessifs –, ils montrent que l’important n’est  pas le jeu vidéo en lui-même mais bien sa caractéristique de médiation,  induisant des effets de transfert et contre-transfert à l’œuvre dans  toutes rencontres thérapeutiques.</p>
<p>Ce livre, destiné à tous les professionnels de l’enfance et de  l’adolescence, en exercice ou en formation, en offrant une vision  précise de quelques jeux vidéo et de leurs intérêts en thérapie, ouvre  la voie à d’autres possibilités de prises en charge créatives autour du  numérique !</p>
<p><a href="https://www.editions-eres.com/uploads/documents/sommairepdf/201901183300tdm-haza-mediations-numeriques_.pdf" target="_blank"><strong>Sommaire du livre</strong></a></p>
<p style="text-align: center;">
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		</item>
		<item>
		<title>Le dispositif vidéo-ludique au service de l&#8217;élaboration psychique</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=1387</link>
		<comments>https://vincent-le-corre.fr/?p=1387#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2015 10:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[médiation thérapeutique]]></category>
		<category><![CDATA[Papo&Yo]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Lacadée]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris, le 17 février 2015.
Voici le début d'un article écrit par Grégoire Latry et moi-même, qui vient de paraître dans la revue de l'Université Lyon II CANAL PSY.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2015/02/PYGame-Win32-Shipping-2013-06-09-17-41-12-07.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1390" title="PYGame-Win32-Shipping 2013-06-09 17-41-12-07" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2015/02/PYGame-Win32-Shipping-2013-06-09-17-41-12-07-1024x576.jpg" alt="" width="1024" height="576" /></a></p>
<p><em><strong>par Grégoire Latry, Vincent Le Corre</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Voici le début d&#8217;un article écrit par Grégoire Latry et moi-même, qui vient de paraître dans la revue de l&#8217;Université Lyon II <a href="http://psycho.univ-lyon2.fr/informations-608326.kjsp?RH=1413873662515&amp;RF=1417981234325" target="_blank">CANAL PSY</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Son numéro 109 a été coordonné par <a href="https://psychologienumerique.wordpress.com/" target="_blank">Guillaume Gillet</a>, et s&#8217;intitule <a href="http://psycho.univ-lyon2.fr/numero-en-cours-608315.kjsp?RH=1413875616335" target="_blank">&laquo;&nbsp;Cliniques du numérique et médiations thérapeutiques&nbsp;&raquo;</a>. On y trouve des articles de Guillaume Gillet, Geoffroy Willo, Anne Brun, Yann Leroux, Fanélie Chomette.</p>
<p style="text-align: justify;">“Cette singularité ne peut se faire entendre que si on laisse à chacun le choix de dire avec ses mots ce qui se joue dans sa vie. Pour cela, il s’agit d’inventer un lieu où le sujet pourra mettre du jeu dans ce qui constitue son impasse”<br />
Lacadée, P. <em>L’éveil et l’exil.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cet article est né d&#8217;une discussion, non sans désaccords, entre les deux auteurs, à partir de la rencontre entre les interprétations respectives de leur expérience autour d’un jeu dont il sera donc question ici. Comme Stéphane Natkin l’a écrit dans son ouvrage <em>Jeux vidéo et médias du XXIème siècle</em><a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1387#footnote_0_1387" id="identifier_0_1387" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" St&eacute;phane Natkin, Jeux vid&eacute;o et m&eacute;dias du XXI&egrave;me si&egrave;cle, quels mod&egrave;les pour les nouveaux loisirs num&eacute;riques, Vuibert, 2004 ">1</a>, le jeu vidéo tend à devenir un paradigme pour les médias du 21ème siècle. Aussi, il semble presque “naturel” que nombre de jeunes gens, qui ont grandi en jouant et en suivant l’évolution du jeu vidéo, tentent de s’approprier ce média afin d’en faire aujourd’hui leur moyen principal d’expression voire de création. Il ne s’agit alors plus pour eux de simplement jouer, mais de “jouer à produire”, à l’aide de différents outils actuels dédiés à la création vidéoludique, c’est à dire, finalement de devenir eux-mêmes des créateurs de mondes vidéoludiques.<br />
De manière analogue à certains processus créatifs, celui d’un jeu vidéo peut-il devenir un lieu d’élaboration de conflits ou traumas pour un sujet ? Autrement dit, le processus de création vidéoludique peut-il être un possible espace de sublimation mettant à la disposition d’un sujet de la matière à représenter et un lieu où exercer sa créativité au sens de Mélanie Klein, à savoir un lieu de réparation des objets internes et externes ?<a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1387#footnote_1_1387" id="identifier_1_1387" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" &ldquo;La douleur du deuil v&eacute;cue dans la position d&eacute;pressive et les pulsions r&eacute;paratrices d&eacute;velopp&eacute;es pour reconstituer les objets aim&eacute;s internes et externes sont le fondement de la cr&eacute;ativit&eacute; et de la sublimation&rdquo;, Hanna Segal, Introduction &agrave; l&rsquo;oeuvre de M&eacute;lanie Klein, p.90 ">2</a><br />
A travers cette question, nous souhaiterions inviter le lecteur (non-joueur ou pas) à poser ainsi un regard clinique sur le jeu vidéo qui puisse potentiellement faire de cet objet un outil pour construire ce “lieu d’où” le sujet prend parole, et dont parle Philippe Lacadée dans son ouvrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans rentrer dans le débat même sur les rapports entre jeu vidéo et art, ou peut-être, pour nourrir cette discussion sans mobiliser directement le concept d’art, nous voudrions nous attacher ici à montrer combien la programmation vidéoludique est avant tout une pratique créative et ludique du code informatique, et de ce fait, comment il peut être mobilisé par certains sujets dans un processus consistant à tenter de partager certains éléments de leur réalité psychique avec d’autres sujets, et par là à essayer de les transformer. Cet aspect du jeu vidéo renforce selon nous l’importance de son statut d’objet culturel.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, dans le but de démontrer la pertinence de cette proposition nous avons pensé qu’il serait d’autant plus intéressant de mettre l’accent sur l’analyse d’un jeu vidéo dans cette perspective, afin de démontrer qu’il est possible d’aborder certains jeux vidéo à l’instar de ce que fait maintenant depuis un moment la psychanalyse avec les oeuvres littéraires ou cinématographiques.</p>
<p style="text-align: justify;">1- L’investissement du médium jeu vidéo au service de la création, de l’expression et du travail autour des éléments de sa propre histoire</p>
<p style="text-align: justify;">2- Un exemple de jeu, <strong><em>Papo&amp;Yo</em></strong>, visant la mise en représentation et la figuration de l’expérience traumatique</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1387" class="footnote"> Stéphane Natkin, <em>Jeux vidéo et médias du XXIème siècle, quels modèles pour les nouveaux loisirs numériques</em>, Vuibert, 2004 </li><li id="footnote_1_1387" class="footnote"> “La douleur du deuil vécue dans la position dépressive et les pulsions réparatrices développées pour reconstituer les objets aimés internes et externes sont le fondement de la créativité et de la sublimation”, Hanna Segal,<em> Introduction à l’oeuvre de Mélanie Klein</em>, p.90 </li></ol>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Sortie du livre &#171;&#160;L&#8217;Adolescent entre marge, art et culture&#160;&#187;</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=1272</link>
		<comments>https://vincent-le-corre.fr/?p=1272#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 May 2013 07:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiation]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris, le 2 mai 2013.
Je suis ravi de vous informer de la sortie d'un livre auquel j'ai participé "L'adolescent entre marge, art et culture" chez Erès, dans la collection La vie devant eux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;">Je suis ravi de vous informer de la sortie d&#8217;un livre auquel j&#8217;ai participé</h2>
<h1 style="text-align: center;"><a href="http://www.editions-eres.com/parutions/enfance-et-parentalite/vie-devant-eux-la-/p3147-adolescent-entre-marge-art-et-culture-l-.htm" target="_blank">&laquo;&nbsp;L&#8217;adolescent entre marge, art et culture&nbsp;&raquo;</a></h1>
<h2 style="text-align: center;">chez Erès, dans la collection <a href="http://www.editions-eres.com/resultats_collections.php?COLLECTION=190http://" target="_blank"><em>La vie devant eux</em></a></h2>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2013/05/Photo-livre-Ladolescent-entre-marge-art-et-culture.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1273" title="Photo livre L'adolescent entre marge art et culture" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2013/05/Photo-livre-Ladolescent-entre-marge-art-et-culture-658x1024.jpg" alt="" width="395" height="614" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Vous trouverez ici la <a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2013/05/Table-des-matieres-Ladolescent-entre-marge-art-et-culture2.pdf" target="_blank">table des matières.</a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre est un ouvrage collectif abordant, entre autres, une pluralité de médiations pratiquées aujourd&#8217;hui avec les adolescents. Pluralité de pratiques, de lieux, mais aussi de médiums (le slam, la danse, la sculpture, la création de costumes, jeux de sociétés ou encore jeux vidéo, création musicale, etc.).</p>
<p>J&#8217;en reparlerai prochainement. Mais si vous voulez rencontrer les auteurs, rendez-vous<strong> <a href="http://www.editions-eres.com/agenda.php?DateEvt=2013-06-01#12" target="_blank">le mercredi 12 juin</a></strong><a href="http://www.editions-eres.com/agenda.php?DateEvt=2013-06-01#12" target="_blank"> </a><strong><a href="http://www.editions-eres.com/agenda.php?DateEvt=2013-06-01#12" target="_blank">à librairie La Terrasse de Gutenberg, 9 rue Emilio Castelar, 75012 PARIS.</a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Colloque de l’association Hébé : « La culture : objet de soin à l’adolescence ? »</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=631</link>
		<comments>https://vincent-le-corre.fr/?p=631#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 May 2011 08:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Birraux]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Sylla]]></category>
		<category><![CDATA[Association Hébé]]></category>
		<category><![CDATA[David le Breton]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Lauru]]></category>

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		<description><![CDATA[Le questionnement portera essentiellement sur la place de la culture dans le soin et sa mise à mal.
En effet, quelle place accordons-nous aujourd’hui à la culture des adolescents, mais pas que, dans le soin ? Comment accueillons-nous la mode (gothique, tectonique etc.),  la téléréalité, les nouvelles technologies (de facebook aux jeux vidéo en ligne etc.), la musique, le cinéma etc. et leurs modes de consommations à l’adolescence ? D’ailleurs, dans quelle mesure la culture de masse n’est-elle pas en elle-même adolescente ?
En somme deux questions essentielles :
- De quelle culture(s) parlons-nous et que nous disent les adolescents de celle(s)-ci ?
- Comment y répondons-nous au travers de nos dispositifs de soins et/ou d’accompagnement ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>L’association Hébé (Adolescence, Psychanalyse et Sciences Affines) organise un colloque prochainement, le 24 juin à la Maison des sports de Touraine.</strong></p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/05/Colloque-la-culture-comme-objet-de-soin-à-ladolescence1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-640" title="Colloque la culture comme objet de soin à l'adolescence" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/05/Colloque-la-culture-comme-objet-de-soin-à-ladolescence1-724x1024.jpg" alt="" width="724" height="1024" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le questionnement portera essentiellement sur la place de la culture dans le soin et sa mise à mal.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, quelle place accordons-nous aujourd’hui à la culture des adolescents, mais pas que, dans le soin ? Comment accueillons-nous la mode (gothique, tectonique etc.),  la téléréalité, les nouvelles technologies (de facebook aux jeux vidéo en ligne etc.), la musique, le cinéma etc. et leurs modes de consommations à l’adolescence ? D’ailleurs, dans quelle mesure la culture de masse n’est-elle pas en elle-même adolescente ?</p>
<p style="text-align: justify;">En somme deux questions essentielles :</p>
<p style="text-align: justify;">- De quelle culture(s) parlons-nous et que nous disent les adolescents de celle(s)-ci ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Comment y répondons-nous au travers de nos dispositifs de soins et/ou d’accompagnement ?</p>
<p>Lors de cette journée, nous invitons plusieurs personnalités pour en débattre :</p>
<p>-         <strong>Annie BIRRAUX</strong> Psychiatre, Professeur émérite de l’université Diderot Paris VII, fondatrice du CILA : <strong><em>« L’objet culturel à l’adolescence »</em></strong></p>
<p>-         <strong>Philippe DUVERGER</strong>, Professeur de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, chef du service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du CHU d’Angers : <strong><em>«  La culture est un soin »</em></strong></p>
<p>-         <strong>Ivan DARRAULT HARRIS</strong>, Professeur de science du Langage à l’Université de Limoges : <strong><em>« La culture opprimée des adolescents ? une approche sémiotique »</em></strong></p>
<p>-         <strong>Didier LAURU</strong>, Médecin, Psychiatre et Psychanalyste, Directeur du CMPP Etienne Marcel à Paris : <strong><em>« Haine de la culture »</em></strong></p>
<p>-         <strong>David LE BRETON,</strong> Anthropologue et sociologue, Professeur à l’Université de Strasbourg : <strong><em>« Jeux de mort et jeux de vivre ».</em></strong></p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/05/la-culture-comme-objet-de-soin-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-642" title="la-culture-comme-objet-de-soin-1" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/05/la-culture-comme-objet-de-soin-1-1024x724.jpg" alt="" width="1024" height="724" /></a></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Un tarif pour les groupes à partir de 5 personnes à raison de 25 euros par personne.</span></p>
<p>Vous pouvez par ailleurs suivre le site internet (en cours de construction) à l’adresse suivante : <a href="http://www.xn--asso-hb-gyab.fr/" target="_blank">www.asso-hébé.fr</a></p>
<p><a href="http://www.xn--asso-hb-gyab.fr/" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/05/la-culture-comme-objet-de-soin-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-643" title="la-culture-comme-objet-de-soin-2" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/05/la-culture-comme-objet-de-soin-2-1024x724.jpg" alt="" width="1024" height="724" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’art de la médiation,  « Cérès – l’Art, Terres Fertiles »</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 18:20:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J’effectue ici un retour sur le numéro de l’hebdomadaire Lien Social numéro 992, en date du 4 novembre 2010, qui proposait un dossier sur la médiation avec les adolescents.
C’est l’occasion d’une part de continuer à réfléchir sur les dispositifs de médiation, et d’autre part de présenter le travail d’une association nommée « Cérès – l’Art, Terres Fertiles », créée en 2009 par trois éducateurs et trois psychologues, et actuellement présidée par Christophe Vandeneycken.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>J’effectue ici un retour sur le numéro de l’hebdomadaire <em>Lien Social</em> numéro 992, en date du 4 novembre 2010, qui proposait un dossier sur la médiation avec les adolescents.</p>
<p><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/04/Lien-Social.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-528" title="9921-couv.indd" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/04/Lien-Social.jpg" alt="" width="425" height="603" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lien-social.com/spip.php?article3321">http://www.lien-social.com/spip.php?article3321</a></p>
<p style="text-align: justify;">C’est l’occasion, d’une part de continuer à réfléchir sur les dispositifs de médiation, et d’autre part de présenter le travail d’une association nommée <strong><em>« Cérès – l’Art, Terres Fertiles »</em></strong>, créée en 2009 par trois éducateurs et trois psychologues, et actuellement présidée par Christophe Vandeneycken.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette association cherche précisément à promouvoir les médiations artistiques, culturelles et créatives dans le secteur éducatif, médico-social, ainsi que dans le champ scolaire, sans distinction d&#8217;âge. <strong><em>Cérès</em></strong> tente également de se donner les moyens de soutenir les études et les recherches sur ces médiations.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cérès</em> cherche ainsi à développer un réseau d’artistes et de travailleurs sociaux capables d’intervenir dans différentes institutions. La maison des adolescents de Saint-Denis, CASADO, (<a href="http://www.resadosaintdenis.fr/spip.php?rubrique9">http://www.resadosaintdenis.fr/spip.php?rubrique9</a>), où la plupart des membres de <em>Cérès</em> travaillent, a soutenu le lancement de l’association. N’hésitez donc pas à contacter le président, Christophe Vandeneycken (<strong>christophe.vandeneycken@ch-stdenis.fr</strong>), afin de contribuer à enrichir leur réseau de compétences : plasticien, dessinateur, comédien, peintre, écrivain – journaliste, etc., ou pour un soutien administratif et comptable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les membres fondateurs de cette association ont publié quatre articles dans ce numéro de <em>Lien Social</em>, présentant l’association ainsi que leur travail  axé autour des médiations avec les adolescents.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>« Cérès – l’Art, Terres Fertiles », présentation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Christophe Vandeneycken, président de l’association, présente ainsi les débuts de Cérès : « Nous ne sommes donc pas partis de la certitude du bien-fondé d’une telle entreprise, mais bien d’une constellation d’observations et d’interrogations nées de notre pratique, et liées aux rapports qu’entretiennent l’art et le sujet. »<a href="#_ftn1">[1]</a> Car c’est bien d’interrogations pratiques sur ce qu’est une production artistique, ou culturelle, et sur ce qu’est un travail de médiation, notamment avec des adolescents, qu’a émergé le désir d’aller plus loin en créant cette association, afin de se doter d’un outil pour prolonger leur réflexion théorique. « […] Comment cerner la tension entre le sujet et l’objet lors de l’activité créatrice ? [..] s’il est entendu que la création ‘donne à voir’, que donne-t-elle à penser ? Comment élaborer un travail de médiation en amont et en aval ? Sommes-nous les animateurs ou les co-producteurs de nos ateliers, ou juste d’indispensables témoins ? »<a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Autant de questions suffisamment larges en effet qui sous-tendent le travail de tout clinicien engagé dans un travail de médiation. Trois articles écrits par trois membres fondatrices de Cérès vont illustrer la démarche de l’association.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>« De la médiation artistique au projet personnalisé »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Isabelle Monel-Lagzouli, éducatrice spécialisée, présente  dans cet article son expérience de deux ateliers qu’elle a participé à créer et à animer à la maison des adolescents de Saint-Denis, CASADO depuis maintenant plusieurs années. Un « atelier voyage », et un « atelier matière et déco ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, trois notions structurent « l’appareil de travail »<a href="#_ftn3">[3]</a> qu’elle s’est construit : Le cadre, la temporalité et le lien (la rencontre).</p>
<p style="text-align: justify;">Isabelle Monel-lagzouli se réfère volontiers aux ateliers thérapeutiques d’expression<a href="#_ftn4">[4]</a>. Elle rappelle alors combien « le lieu et l’investissement de cet espace [sont] primordiaux et doivent être suffisamment pensés »<a href="#_ftn5">[5]</a>. Ce cadre stable permettra au fil des séances avec les adolescents, bien souvent déscolarisés et en décalage justement avec la temporalité sociale, de faire émerger, au travers du processus  qui mène à leur propre production, un désir s’inscrivant au-delà de &laquo;&nbsp;l’ici et maintenant&nbsp;&raquo;. Quant au lien, l’éducatrice spécialisée constate combien « les ateliers de médiation artistiques sont […] un support supplémentaire et parfois essentiel pour tisser un lien avec certains adolescents »<a href="#_ftn6">[6]</a>, autorisant ainsi « une double inscription : inscription du jeune dans l’institution et auprès des professionnels qui y travaillent »<a href="#_ftn7">[7]</a>. Pour nombre d’entre eux, ce passage dans ces ateliers, cette « rencontre », sera déterminante dans leurs possibilités d’investir par exemple par la suite une psychothérapie individuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette rencontre, le groupe joue un rôle essentiel. C’est lui qui fournit, au besoin, à l’adolescent la protection dont il aura besoin. C’est ce sur quoi nous insistions, au travers de notre commentaire de l’article de Quélin Souligoux, «  <a href="http://vincent-le-corre.fr/?p=518">De l&#8217;objet à la médiation</a> »<a href="#_ftn8">[8]</a>, à savoir la fonction du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Quélin Souligoux distinguait deux types de fonctionnement de groupe à médiation. Dans un cas, un groupe était constitué pour une médiation spécifique, et les objectifs et moyens que l&#8217;on mettra en œuvre seront là pour favoriser l&#8217;accès des participants à la médiation proprement dite. En somme, dans ce premier cas, c&#8217;est la médiation qui est première dans le dispositif, et l&#8217;appropriation et les règles du groupe sont définies en fonction des caractéristiques de la médiation. Dans l&#8217;autre cas, et c’était celui que l’auteur étudiait principalement dans son texte, la médiation n’est qu’une composante du groupe, censée favoriser et accélérée certains processus relatifs aux « effets de groupement ». Ces « effets de groupement » sont ensuite censés construire un autre espace, qui supportera à son tour, « une aire de symbolisation ». Les objectifs que l’on se fixera quant à ce groupe ne découleront donc pas cette fois de l’emploi de telle ou telle médiation.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien que l’objectif explicite ne soit pas directement thérapeutique (L’éducatrice explicite les objectifs de ces ateliers en termes de « travail d’étayage et d’accompagnement » afin de « permettre l’émergence d’une demande et de ce fait nous amener à travailler sur un projet personnalisé qu’il soit thérapeutique, social ou scolaire [….]»<a href="#_ftn9">[9]</a>), il apparaît au final que le travail de médiation d’Isabelle Monel-Lagzouli semble à la charnière entre les deux types de fonctionnement. La médiation servant en quelque sorte à moduler la rencontre du sujet et du groupe, et par là, la régression due à la mise en groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>« Le carnet de voyage, un espace à soi »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dorothée Chapelain a écrit sur un autre atelier, « carnets de voyage ». Celui-ci « se caractérise par une mixité formelle qui privilégie l’association libre dans la juxtaposition de dessins, textes et photos. »<a href="#_ftn10">[10]</a> Ce carnet, conçu par chaque adolescent au fil des séances, est ainsi pensé comme « un espace initiatique », lié aux vertus prêtées aux voyages sur la jeunesse&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette expérience, c’est la fonction interface de l’objet médiateur qui est mise en avant. Comme nous le résumions («<a href="../?p=518">De l&#8217;objet à la médiation</a>»), l’objet médiateur possède cette fonction de jouer un rôle d’interface entre les parties conscientes et inconscientes des sujets, entre la réalité psychique et la réalité extérieur pour chacun, mais également entre les sujets participant au groupe. Dorothée Chapelain avance alors que le carnet de voyage de cet atelier ouvre des possibilités d’élaboration de nouveaux rapports au temps chez le sujet adolescent, via une exploration d’espaces imaginés ou réels. Internet permettant en quelque sorte ces voyages imaginaires numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">L’utilisation que la psychologue fait d’Internet est intéressante. Cet espace numérique, avec sa propre géographie, devient dans l’atelier, le support de création d’utopie pour les sujets. Ils cherchent ainsi sur la toile des images, du texte, propres à devenir par la suite des signes pour un Autre, avec lesquels ils « bricoleront » leur récit de voyage. Le Net devient alors support de projection de leur propre espace intime. Extime, disait Lacan dans son séminaire <em>d’un autre à l’Autre</em>, en 1969. Tisseron reprenant l’expression il y a quelques années pour en faire « un mouvement d’extimité », dans son ouvrage <em>L&#8217;intimité surexposée</em>, et la développer justement pour comprendre les usages des outils numériques tels que les blogs ou Facebook.<a href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p style="text-align: justify;">L’espace de l’atelier offrant ainsi la possibilité de contenir ce possible mouvement de réintrojection des espaces extériorisés, projetés, via une mise en récit, un tissage des éléments glanés par les sujets sur le net. « Les photos et les textes, supports de mémoire, d’identification et d’inscription, se transmettent, s’échangent, symbolisés par la parole. […] Le dispositif du carnet propose un espace à soi où l’on peut circuler librement dans ses territoires psychiques […]»<a href="#_ftn12">[12]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, on perçoit bien comment les espaces, psychique et extérieur, et entre les sujets, s’entrecroisent. L’atelier vise ainsi la constitution d’un groupe, qui lui-même peut devenir support pour les processus de symbolisation vis-à-vis de chaque participant, avec l’objectif d’aider à ce que chaque sujet se construise son propre espace à l’intérieur du groupe, au travers de l’objet carnet de voyage. Un objet partageable par ailleurs, si l’adolescent le souhaite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>« La photographie comme révélateur de soi »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le dernier texte est signé par la psychologue Léa Talabard et s’intitule « La photographie comme révélateur de soi ».</p>
<p style="text-align: justify;">Léa Talabard a choisi quant à elle d’utiliser comme objet de médiation, la <em>camera obscura</em>. Une technique photographique « à l’ancienne », « maîtresse en l’art de la magie », lorsque l’appareil photo était encore une boite noire, percée d’un simple trou, avec une feuille photographique glissée à l’intérieur. Cette méthode permet ainsi de fabriquer son propre appareil, mais aussi de développer facilement ses photos. Le lieu du laboratoire ayant alors toute son importance dans l’atelier.</p>
<p style="text-align: justify;">Le désir de travailler l’image est lié, pour cette psychologue, au fait de vouloir travailler sur le regard des adolescents. « Regarder devient un véritable acte puisqu’il requiert de choisir dans l’infini des possibilités que le monde propose. »<a href="#_ftn13">[13]</a> Freud ne s’est jamais intéressé au cinéma. Mais il a souvent parlé d’image. Image des rêves, image du souvenir-écran. Quant à Lacan, il n’a cessé de prendre en compte ses effets. Dans cet atelier, la <em>camera obscura</em> offre la possibilité de « transformer » l’image photographiée. Il n’y a pas de possibilité de viser. Le cadrage se construit avec une certaine liberté, (peut-être parfois un peu angoissante ?), mais surtout « avec les mains  et non plus seulement avec les yeux ». Le temps de pause est par ailleurs d’environ 10 secondes.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/04/Exemple-photo-sténopé-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-530" title="Exemple photo sténopé 2" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2011/04/Exemple-photo-sténopé-2-774x1024.jpg" alt="" width="542" height="717" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La psychologue Léa Talabard pense que le corps est absent du numérique, ce qui demanderait cependant à être interrogé. Pour elle, ce procédé est un moyen de replacer le corps de l’adolescent au centre de cet acte aujourd’hui si simple qu’est le fait de prendre une photo.</p>
<p style="text-align: justify;">La boîte que la psychologue a choisi est ronde, ce qui déforme d’autant la photographie. L’image obtenue avec ce procédé est donc tout sauf une tentative de copier la réalité, d’en saisir un reflet ou un instantané, comme pourraient le laisser croire nos appareils sophistiqués. « Imparfaites et floues, elles sont venues d’un autre temps. »<a href="#_ftn14">[14]</a> C’est donc de cette transformation qu’un possible décalage va surgir, et va ainsi offrir une voie d’entrée vers un questionnement sur ce qu’on cherchait finalement à voir …</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle du laboratoire est important dans l’atelier. Ce lieu obscur destiné au développement des photos, devient « un espace contenant » où l’imaginaire peut se déployer dans l’attente du résultat. Lieu intermédiaire entre imaginaire et réalité de la photo que l’on n’avait pas prévue. La problématique des différents espaces, psychique et externe, peut également être abordé, du fait du dispositif de l’atelier. Aller puiser au dehors des lieux, des objets, pour revenir ensuite développer les photos, permet d’utiliser l’image-trace de mémoire comme support de circulation entre les différents lieux. Support également de mémoire, « un rappel en douceur du passé »<a href="#_ftn15">[15]</a> du fait de l’aspect matériel choisi, un papier photographique qui jaunit.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, la fonction du groupe est bien soulignée. La <em>camera obscura</em>, et ses photographies, deviennent les objets médiateurs qui soutiennent les interventions des thérapeutes, afin de créer du groupe à partir de ce collectif, constitué au départ « d’exclus […] (famille, école, système) […] »<a href="#_ftn16">[16]</a>. Le thérapeute fait partie du groupe ici, mais sa fonction est de soutenir le groupe, et de se laisser utiliser comme adresse pour une parole qui se cherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la psychologue articule de manière intéressante l’évolution de la place de chaque sujet en fonction de l’utilisation de l’objet médiateur, et donc du savoir que chacun développe sur l’objet. C’est ici la fonction de l’objet médiateur comme représentant de l’état de la relation entre les sujets qui est élaborée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Le moment de conclure</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au final, on notera combien la place de l’image est importante dans ces ateliers, tant dans l’atelier « carnet de voyage », que dans l’atelier « Sténopé ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois articles clinique sont intéressants en ce qu’ils construisent, comme le souhaite le président de Cérès, un questionnement à partir d’un matériel clinique original. Ils me semblent bien illustrer les deux fonctions principales des objets médiateurs  en situation groupale que l’on avait relevées :</p>
<p style="text-align: justify;">1)      soutenir en somme les interventions du thérapeute qui vise à créer du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">2)      Intervenir comme &laquo;&nbsp;facilitateurs&nbsp;&raquo; des processus de symbolisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Au sein de cette fonction, on pourrait distinguer des sous-fonctions :</p>
<p style="text-align: justify;">a)      déclencher un travail de pensée chez les sujets en relation</p>
<p style="text-align: justify;">b)      représenter l’état de la relation entre les sujets</p>
<p style="text-align: justify;">c)       jouer un rôle d’interface entre les parties conscientes et inconscientes des sujets, entre la réalité psychique et la réalité extérieur pour chacun, et entre les sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il ne reste qu’à souhaiter une longue vie à Cérès !</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Christophe Vandeneycken, « Des ateliers médiatisés sur-mesure », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.11.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Christophe Vandeneycken, « Des ateliers médiatisés sur-mesure », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.11.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Notion créée à partir de celle d’ « appareil psychique groupal » développée par Kaës.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Jean Broustra, <em>Abécédaire De L&#8217;expression &#8211; Psychiatrie Et Activité Créatrice, L&#8217;atelier Intérieur</em>, Erès, 2000.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Isabelle Monel-Lagzouli, « De la médiation artistique au projet personnalisé », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.12.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Isabelle Monel-Lagzouli, « De la médiation artistique au projet personnalisé », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.13.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> Isabelle Monel-Lagzouli, « De la médiation artistique au projet personnalisé », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.13.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> Isabelle Monel-Lagzouli, « De la médiation artistique au projet personnalisé », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.13.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> Dorothée Chapelain, « Le carnet de voyage, un espace à soi », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.14.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref11">[11]</a> « Je propose d&#8217;appeler &laquo;&nbsp;extimité&nbsp;&raquo; le mouvement qui pousse chacun à mettre en avant une partie de sa vie intime, autant physique que psychique. Ce mouvement est longtemps passé inaperçu bien qu’il soit essentiel à l&#8217;être humain. Il consiste dans le désir de communiquer sur son monde intérieur. Mais ce mouvement serait incompréhensible s&#8217;il ne s&#8217;agissait que &laquo;&nbsp;d&#8217;exprimer&nbsp;&raquo;. Si les gens veulent extérioriser certains éléments de leur vie, c&#8217;est pour mieux se les approprier en les intériorisant sur un autre mode grâce aux échanges qu’ils suscitent avec leurs proches. », Serge Tisseron, <em>L&#8217;intimité surexposée</em>, 2001, Ramsay.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref12">[12]</a> Dorothée Chapelain, « Le carnet de voyage, un espace à soi », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.14.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Léa Talabard, « La photographie comme révélateur de soi », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.17.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref14">[14]</a> Léa Talabard, « La photographie comme révélateur de soi », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.16.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref15">[15]</a> Léa Talabard, « La photographie comme révélateur de soi », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.17.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref16">[16]</a> Léa Talabard, « La photographie comme révélateur de soi », in <em>Lien Social n°992</em>, 4 novembre 2010, p.16.</p>
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		<title>&#171;&#160;De l&#8217;objet à la médiation&#160;&#187;, ou le jeu vidéo comme objet médiateur au sein d&#8217;un groupe</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 13:18:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[Gimenez]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[médiation thérapeutique]]></category>
		<category><![CDATA[objet médiateur]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[Quélin Souligoux]]></category>
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		<description><![CDATA[A partir de l'article « De l'objet à la médiation » écrit par Dominique Quélin Souligoux, je tente de recueillir d’une part quelques propositions de base quant à la définition d’un objet médiateur, dans le cadre d’une situation de groupe thérapeutique. Puis j’en profite pour poser quelques questions plus précises sur l’utilisation du jeu vidéo comme objet de médiation dans ce cadre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><strong>« De l&#8217;objet à la médiation »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Dominique Quélin Souligoux, <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Article disponible ici : <a href="http://www.cairn.info/revue-de-psychotherapie-psychanalytique-de-groupe-2003-2-page-29.htm"><strong>« De l&#8217;objet à la médiation »</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cairn.info/revue-de-psychotherapie-psychanalytique-de-groupe-2003-2-page-29.htm"><br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A partir de cet article, je tente de recueillir d’une part quelques propositions de base quant à la définition d’un objet médiateur, dans le cadre d’une situation de groupe thérapeutique. Puis j’en profite pour poser quelques questions plus précises sur l’utilisation du jeu vidéo comme objet de médiation dans ce cadre.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Introduction<br />
</strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Guy Gimenez introduit son étude sur « les objets de relation » par le fait que « les travaux des analystes d’enfants ont ouvert un champ de recherche nouveau sur le statut de l’objet concret dans le travail clinique. »<a href="#_ftn1">[1]</a> Il cherche ainsi, dans son article à « faire le point sur les recherches menées maintenant depuis une quinzaine d’années sur le concept d’objet de relation. »<a href="#_ftn2">[2]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Quélin Souligoux souligne quant à lui combien dans le champ clinique, ces dernières années, sous l&#8217;influence croissante de l&#8217;usage des médiations, il y a eu une prolifération des termes désignant l&#8217;objet qui vient en lieu et place d&#8217;occuper cette place : objet médiateur, objet intermédiaire, objet transitionnel, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces termes renvoient-ils à différents types d&#8217;objets, à différents contextes relationnels, à différents processus au sein de ces contextes (et si oui, sont-ils externes, ou bien internes, psychiques) ou bien encore, à différentes étapes ou différents stades au sein d&#8217;une relation qui évolue ?</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces questions sont précisément l&#8217;objet d’une réflexion plus générale que j&#8217;amorce ici par cet article sur l&#8217;objet que l&#8217;on utilise lorsqu&#8217;on parle de médiation.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><strong>L’objet de médiation</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La constance de toutes ces notions (objet médiateur, objet intermédiaire, objet transitionnel, mais on peut ajouter, objet transformationnel, etc.), leur trait commun, me semble être en premier lieu, la nécessité de faire apparaître le fait que « la médiation introduit une relation à trois termes »<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de s&#8217;engager plus en avant dans une tentative pour spécifier cette relation à trois termes, il m&#8217;apparaît intéressant de rappeler qu&#8217;au-delà de l&#8217;aspect oedipien que cette relation ternaire peut raviver, on peut penser aux arguments que Lacan a avancés dans son séminaire de 1956-1957 contre les conceptions de la relation d&#8217;objet qui mettent parfois trop l&#8217;accent sur la dyade mère-enfant, oubliant selon lui le fait qu&#8217;en troisième terme, il y a toujours le Phallus. Objet énigmatique par ailleurs, et qui chez Lacan évoluera, passant du registre de l&#8217;imaginaire à celui du symbolique. Il faudrait prendre le temps de s&#8217;attarder sur cet aspect phallique, afin d&#8217;examiner si l&#8217;on ne pourrait pas mieux comprendre les usages et surtout les processus de certaines médiations en fonction précisément de cet aspect phallique que pourrait représenter ou caractériser l&#8217;objet de la médiation. Ce ne sera pas l’objet de cet écrit.</p>
<p style="text-align: justify;">Revenons pour le moment aux propos de Quélin Souligoux, et à une définition de la médiation.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut donc ajouter au fait que « la médiation introduit une relation à trois termes » une autre condition, à savoir le fait, que pour être thérapeutique, ce qui va servir de médiation (objet concret, techniques, etc.) doit pouvoir être « détourné » d&#8217;<em>un usage classique</em> (que l&#8217;on peut qualifier de <em>général</em>, dans un sens finalement proche d&#8217;universel abstrait), pour être véritablement utilisé dans <em>un contexte particulier</em>, c&#8217;est-à-dire un contexte représentant une instanciation non prévue, et imprévisible vis-à-vis de cet usage général.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, l’usage et le sens de l’objet de médiation doivent pouvoir être transformés pour pouvoir suivre des objectifs qui vont relever précisément de la situation thérapeutique concrète. C&#8217;est seulement à ce titre, que, selon l&#8217;auteur, un objet (que ce soit le jeu libre, créatif, ou bien un objet concret, ou encore culturel) sortira d&#8217;un statut de « support de communication » pour « s&#8217;inscrire dans une démarche thérapeutique, s&#8217;il est recréé dans une utilisation qui lui sera spécifique et représentative de sa dynamique propre »<a href="#_ftn4">[4]</a>. Et c&#8217;est également seulement à ce titre, qu&#8217;il pourra être nommé « objet médiateur ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur rapproche dans son texte sa définition d’un objet médiateur de celle de l’objet de relation, mais sans véritablement les distinguer. Nous tenterons ailleurs de poursuivre sur les éventuelles différences et points communs entre ces deux notions, en travaillant sur l’étude de Guy Gimenez sur « les objets de relation », et sur les travaux de Marcel Thaon.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons donc <strong><em>une condition</em></strong> pour qu’un objet puisse devenir un objet médiateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’en est-il de <strong><em>ses</em></strong> <strong><em>fonctions</em></strong> à présent ? Nous allons simplement les lister à partir du texte :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L’objet médiateur va permettre de déclencher      « chez chaque participant de la relation un travail de pensée »      (p.30)</li>
<li>L’objet médiateur « représente aussi l’état de      la relation à un moment donné de la rencontre » (p.30)</li>
<li>« Dans la relation psychothérapeutique,      l’objet de relation jouerait donc un rôle de relais entre la communication      consciente et la communication inconsciente ». Dans le texte, il      n’est pas clair si cette communication conscient/inconscient se fait chez      le même sujet, ou bien entre deux sujets.</li>
<li>L’objet médiateur jouerait « […] un rôle      d’articulation entre les subjectivités de deux ou plusieurs      personnes » (p.31)</li>
<li>L’objet médiateur « sert d’interprète, de      transformateur, de transmetteur, de symboliseur entre la réalité      psychique et la réalité externe » (p.34)</li>
<li>« L’objet médiateur peut aussi se situer à la      rencontre de la réalité extérieure et du monde psychique interne du sujet      puisqu’il est à la fois porteur des qualités concrètes de sa matérialité      et des qualités abstraites de la relation. » Il semble que c’est à      partir de cette dernière fonction que Marion Milner a parlé de      « médium malléable » (dans « l’inconscient et la      peinture »<a href="#_ftn5">[5]</a>).      Cette malléabilité est à articuler avec la nécessité de la malléabilité de      ce que Winnicott appelle <em>l’environnement</em>, et ce qu’il a essayé de      préciser au sujet de « l’usage de l’objet ». Plus précisément      développé dans <em>Jeu et réalité</em>,      au chapitre « L’utilisation de l’objet et le mode de relation à      l’objet au travers des identifications »). Un sillon que René Roussillon      n’a cessé par la suite de poursuivre.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">On peut résumer cela ainsi. Les « objets médiateurs » en situation groupale, semblent avoir deux grandes fonctions :</p>
<p style="text-align: justify;">1)      soutenir en somme les interventions du thérapeute qui vise à créer du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">2)      Intervenir comme &laquo;&nbsp;facilitateurs&nbsp;&raquo; des processus de symbolisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Au sein de cette dernière fonction, on pourrait distinguer trois sous-fonctions :</p>
<p style="text-align: justify;">a)      déclencher un travail de pensée chez les sujets en relation</p>
<p style="text-align: justify;">b)      représenter l’état de la relation entre les sujets</p>
<p style="text-align: justify;">c)      jouer un rôle d’interface entre les parties conscientes et inconscientes des sujets, entre la réalité psychique et la réalité extérieur pour chacun, et entre les sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Quélin Souligoux se réfère ainsi aux conceptions de Winnicott quant au développement de l’enfant désignées par les termes de « processus de maturation ». Et il faudrait développer le rôle de « l’illusion omnipotente », de la désillusion, et de la symbolisation chez Winicott.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La fonction du groupe, « les effets de groupement » et la place de la médiation</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de Quélin Souligoux, en tant que thérapeute, est de travailler, par ses interventions, à « construire du groupe » à partir d’une situation collective. On peut expliciter ce que l’auteur ne fait pas directement dans son texte, à savoir qu’il distingue <em>le collectif</em>, qui ne désignerait ici finalement qu’un rassemblement d’individus, du <em>groupe</em>, ou plutôt des « effets de groupement », qui seraient, quant à eux, cette possibilité, au sein même de la situation collective, de faire entrer en jeu ce que Winnicott appelle l’environnement dans les processus de maturation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces « effets de groupement » sont ainsi censés construire un autre espace, qui supportera à son tour, « une aire de symbolisation ». En usant des « objets médiateurs », le thérapeute vise donc à renforcer ses propres interventions en direction de certains processus qui sont à la base des transformations des agirs des enfants. En d’autres termes, leur usage a pour objectif d&#8217;essayer de renforcer les processus de symbolisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais pour l’auteur, c’est donc l’institution d’un groupe qui est d’abord visé par le thérapeute. C’est « cet effet de groupement » qui va permettre que s’enclenchent, par la suite, certains processus de symbolisation de l’expérience de l’illusion omnipotente, vécue différemment ici, précisément grâce aux objets médiateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Les « objets médiateurs » semblent donc avoir deux fonctions. D’une part, ils sont là pour soutenir en somme les interventions du thérapeute qui vise à créer du groupe. D&#8217;autre part, ils interviennent en quelque sorte comme &laquo;&nbsp;facilitateurs&nbsp;&raquo; des processus de symbolisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Une question importante surgit ici, que l&#8217;auteur pose en ces termes : « Quels rapports ce jeu et cette créativité entretiennent-ils avec le processus groupal et l&#8217;objectif du groupe ? »<a href="#_ftn6">[6]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Quélin Souligoux insiste sur le fait que la façon dont il pense, dans cet article, l&#8217;utilisation d&#8217;un groupe à médiation consiste à placer comme objectif premier de ce groupe, une finalité thérapeutique, et que par conséquent « la médiation ne constitue qu&#8217;une des composantes du dispositif, mais ne spécifie pas un mode d&#8217;intervention »<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Car en effet, par contraste, on peut concevoir dans certaines situations, que l&#8217;objectif du groupe que l&#8217;on constitue sera la médiation elle-même, en tant qu&#8217;on la proposera comme déjà là. On spécifiera ainsi des règles de fonctionnement du groupe en fonction de la médiation, et éventuellement un projet pour ce groupe, mais qui sera défini en fonction de la médiation elle-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un cas, on a donc un groupe que l&#8217;on va constituer pour une médiation spécifique (un atelier théâtre par exemple), et les objectifs et moyens que l&#8217;on mettra en œuvre seront là pour favoriser l&#8217;accès des participants à la médiation proprement dite. En somme, dans ce premier cas, c&#8217;est la médiation qui est première dans le dispositif, et l&#8217;appropriation et les règles du groupe sont définies en fonction des caractéristiques de la médiation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;autre cas, et c’est celui que l’auteur étudiera dans son texte, la médiation n’est qu’une composante du groupe, censée favoriser et accélérée certains processus relatifs aux « effets de groupement ». Les objectifs que l’on va se fixer quant à ce groupe ne vont donc pas découler cette fois de l’emploi de telle ou telle médiation (une représentation publique à la fin d’une année d’un atelier de théâtre) ; la médiation « ne spécifie pas un mode d’intervention. Sa présence ne vient en aucun cas occulter ou affadir les phénomènes groupaux qui vont pouvoir se déployer et sur lesquels vont porter avant tout les interventions du psychothérapeute »<a href="#_ftn8">[8]</a>. Cette fois, la médiation est censée s’intégrer « simplement aux techniques psychothérapeutiques groupales d’inspiration psychanalytique »<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Ainsi, si l’on choisit d’utiliser telle ou telle médiation, comme le jeu vidéo par exemple, il convient donc de se poser la question : la médiation choisie peut-elle viser à soutenir les phénomènes groupaux, ainsi que les fonctions de symbolisation qui y sont associées ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour cette raison, il me semble, que Leroux dans son article « Le jeu vidéo comme support d’une relation thérapeutique »<a href="#_ftn10">[10]</a>, souligne bien le cadre du groupe qu’il a construit et qui vise à soutenir les processus qui feront émerger ces « effets de groupement ». Nous reviendrons sur ce dernier point plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">Quélin Souligoux apporte peut-être un élément de réponse lorsqu’il nous dit qu’ « une autre possibilité intermédiaire consiste à l’utiliser [la médiation] pour moduler la régression due à la mise en groupe. En effet, il existerait un danger que le groupe, par son excitation, renforce le côté pulsionnel et menace le moi des enfants. »<a href="#_ftn11">[11]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette optique, la médiation est toujours mise en place en fonction des effets thérapeutiques que le groupe en lui-même est supposé avoir, et ses caractéristiques sont elles-mêmes mises au service « du sentiment d’appartenance groupal », autrement dit, elles sont censées protéger chacun des participants en s’offrant comme support imaginaire aux processus qui permettront à chacun de construire l’illusion d’être un membre d’une entité qui peut les protéger.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, afin de nous faire saisir ce qu’il vient de développer sur les liens entre l’objet de médiation et le groupe, l’auteur nous relate une partie d’une séance où un enfant va partager son angoisse, suite à une maladie qui l’oblige à rester sans bouger. Le thérapeute, en intervenant donc sur le groupe, va ramener « cette inquiétude individuelle à un sentiment partagé par tous, mais difficilement exprimable »<a href="#_ftn12">[12]</a>. Cela va avoir comme conséquence de permettre à cet enfant malade de demander aux autres de jouer avec lui. Ce qu’ils vont faire, dans une atmosphère d’accueil des affects dépressifs, et de tentative de réparation via un partage des émotions, au travers de l’objet de médiation de ce groupe. (Du papier, des crayons, « des livres choisis pour leur contenu et leur présentation et [d’]un jeu de lettres sur huit dés permettant de former des mots à partir d’un lancer au hasard sur une piste ronde délimitant un espace de jeu. »<a href="#_ftn13">[13]</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Retour sur la malléabilité et le jeu vidéo</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">A travers l’exposé théorique et l’exemple clinique de cet auteur, je poserai ainsi plusieurs questions sur l’utilisation de l’objet jeu vidéo comme objet de médiation au sein d’un groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, pour poursuivre sur la problématique de la malléabilité, dans quelle mesure le jeu vidéo pouvait être « détourné » de son usage, et peut être d’un aspect de compétition qu’il pourrait susciter ?</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, l’auteur écrit : « la possibilité médiative ne serait donc pas attachée à la présence ou non d’objets divers ou variés ou de techniques plus ou moins sophistiquées ou rigides, mais à l’utilisation qui peut en être faite, en particulier à partir de cette qualité spécifique […] qu’est la malléabilité et qui permet la création. »<a href="#_ftn14">[14]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile de ne pas être d’accord. Le type d’utilisation qui est visée et qui serait la base de la médiation semble donc être à la fois attachée aux qualités de l’objet, mais aussi et peut-être surtout aux possibilités d’invention des sujets participant au groupe eux-mêmes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, il est facile de concevoir que la pâte à modeler puisse être le paradigme. Mais quelles sont les limites finalement au détournement d’objets, sinon celles que l’on se pose bien souvent ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quélin Souligoux fait d’ailleurs le lien entre cette qualité de « malléabilité » et la symptomatologie des sujets, à propos desquels l’utilisation d’objet médiateur au sein d’un groupe thérapeutique semble être le plus profitable.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette symptomatologie est décrite à partir du vocabulaire et des recherches de Winnicott. Comme nous l’avons souligné, Quélin Souligoux met en relation la malléabilité première de l’environnement et la malléabilité de l’objet de médiation, afin qu’il devienne un véritable support des processus de symbolisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences des « défaillances premières » de l’environnement peuvent être décrites à partir de la relation qui va s’installer, pour un sujet, entre sa réalité psychique (le désir inconscient) et la réalité externe ; une relation à l’intérieur de laquelle l’omnipotence d’un côté, et le retrait total de l’autre, seraient les deux pôles opposés. Ces « défaillances premières » auraient partie liée avec la malléabilité que l’enfant a pu expérimenter dans ses premières relations avec l’environnement, afin de pouvoir établir un contact satisfaisant avec la réalité externe (c’est à dire qu’il ne ressent pas le besoin de la fuir ou d’y faire régner la toute-puissance de ses désirs, ni d’y adhérer au point de nier sa réalité psychique).</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><strong>La relation entre le thérapeute et l’objet de médiation : la « bonne distance »</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un autre point essentiel de l’article concerne la relation entre le thérapeute et l’objet de médiation. Celui-ci est discuté dans la seconde partie de l’article intitulée « Place de la médiation dans le dispositif groupal thérapeutique ».</p>
<p style="text-align: justify;">« […] l’adulte doit être à la fois intéressé et assez détaché pour pouvoir laisser le médiateur être support du processus primaire le temps nécessaire, tout en faisant advenir le processus secondaire en amenant à dire ou à faire des choses sans pour autant insister ou diriger, ce qui ferait tomber dans l’attitude pédagogique et abandonner ainsi la référence à un cadre psychanalytique. »<a href="#_ftn15">[15]</a></p>
<p style="text-align: justify;">Ce point me paraît en effet essentiel. L’attitude pédagogique envers l’objet de médiation est un versant qu’il faut éviter. Le thérapeute doit donc lui aussi naviguer dans sa propre relation au médiateur, en faisant des allers-retours entre son propre vécu au sein du groupe et ses interventions visant à favoriser la symbolisation de ce vécu.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est aussi pourquoi le choix de l’objet, ainsi que son investissement, doivent être au préalable questionnés.</p>
<p style="text-align: justify;">Son investissement par la thérapeute ne doit donc pas faire basculer le cadre psychothérapeutique vers un cadre trop pédagogique. La question de « la bonne distance » (« à la fois intéressé et assez détaché ») doit être une réelle préoccupation pour le thérapeute.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour continuer sur ce questionnement autour du jeu vidéo comme médiation, qui peut cependant être élargi à bien d’autres objets culturels. La spécificité du jeu vidéo étant que les discours médiatiques véhiculés sont particulièrement passionnés et ont fait de cet objet le support d’enjeux importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi un psychothérapeute/chercheur souhaitant étudier un objet comme les jeux vidéo dans ce type de cadre, une médiation psychothérapeutique, ne pourrait-il pas adopter une posture inconsciente qui consisterait, face aux discours négatifs, emprunts de panique moral, à défendre cet objet, et ainsi avoir du mal à « se détacher » de l’objet de médiation qui serait à la fois son objet de recherche ?</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être n’est-ce pas un problème en soi ? Mais il me semble alors que conserver une certaine ambivalence quant à cet objet de médiation, peut être un bon moyen pour continuer à prendre ses distances, et permettre de garder une attitude facilitatrice envers l’objet médiateur au sein de toute relation psychothérapeutique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Le choix du médiateur : un &laquo;&nbsp;objet représentationnel&nbsp;&raquo; ? Un objet partageable par un groupe ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Concernant le choix du médiateur, on retrouve évidemment les questions précédemment abordées autour de la malléabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la possibilité d’un objet d’être un médiateur semble se situer dans la présence de certaines qualités qui font de lui un objet  possiblement transformable, « détournable » de son usage, pour être alors le support d’une mise en relation entre différents sujets, mais aussi une sorte d’interface entre la réalité psychique de chacun d’eux, et la réalité externe, il semble nécessaire de réfléchir sur les qualités de l’objet, en fonction également des possibilités des sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, on doit d’une part prendre en compte les capacités de symbolisation de ces sujets, ainsi que leurs entraves, et d’autre part, anticiper autant que faire se peut sur la rencontre entre ces sujets et l’objet médiateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais comment anticiper cette rencontre ? Et est-ce possible ?</p>
<p style="text-align: justify;">La question m’apparait aujourd’hui pouvoir se déplacer pour porter alors sur les caractéristiques représentationnelles de l’objet médiateur choisi.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on part du principe que les caractéristiques d’un objet médiateur doivent pouvoir soutenir la symbolisation au sein d’un groupe, constitué de sujets, justement aux capacités de symbolisation entravées, devrait-on privilégier des objets culturels (comme par exemple le jeu vidéo) qui proposent des représentations visuelles, une narration, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Ou bien, devrait-on proposer des objets plus concrets, qui ne porteraient pas par exemple de représentations préalables, et dont l’usage, de ce fait, pourrait être plus aisément détourné ?</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, reprenant les indications de l’auteur, sur « la façon de présenter le médiateur », en relation avec la façon dont les enfants vont l’appréhender, je questionnerai les possibilités de l’usage de tel ou tel objet médiateur dans un contexte groupal.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, encore une fois, si l’on pose comme principe premier que, « l’effet groupal » que l’on cherche à favoriser et qui est censé permettre la mise en place d’un espace de symbolisation, comment présenter ou proposer tel ou tel objet médiateur comme le jeu vidéo, afin qu’il n’entrave pas précisément les processus de mise en place de ce groupe, alors que son usage pourrait induire peut-être de prime abord une utilisation solitaire ?</p>
<p style="text-align: justify;">En tout cas, c’est l’utilisation la plus courante que les enfants connaissent. Et c’est peut-être là que réside aussi un intérêt, dans le fait de détourner justement cette utilisation, pour faire du jeu vidéo une situation ludique en groupe ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il semble que Leroux a proposé un dispositif matériellement conséquent, mais permettant justement de prendre en compte ce souci de ne pas entraver la mise en place du groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans « Le jeu vidéo comme support d’une relation thérapeutique », Leroux décrit comment il a construit un « appareil de travail »<a href="#_ftn16">[16]</a>, pour contenir, tout en représentant, les processus inconscients, et surtout un lien de parole pour que le travail de symbolisation soit opérant. Le travail de groupe qu&#8217;il propose se fonde donc sur différents dispositifs pour tenter de construire cet « appareil de travail » :</p>
<p style="text-align: justify;">La technique du territoire<a href="#_ftn17">[17]</a> où chaque participant est « propriétaire » d&#8217;un matériel identique (la sauvegarde dans ce cas) qui définit son territoire par rapport au territoire commun (la sauvegarde du groupe) et au territoire des autres participants (leurs propres sauvegardes). Le choix du territoire (commun ou individuel) et sa gestion sont des indicateurs de la dynamique consciente et inconsciente de l&#8217;individu dans le groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">La technique du psychodrame psychanalytique de groupe pour l&#8217;alternance entre temps de jeu et temps de parole. La parole pouvant être introduite aussi pendant le jeu par la description faîte par le psychologue des actions entreprises par le joueur. Le bouton pause est aussi utilisé pour expliquer un moment clef du jeu. La parole du psychologue intervient alors pour faire lien entre le joueur et le reste du groupe, formant une cohésion de groupe autour d&#8217;un récit commun raconté par le thérapeute.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le travail de médiation d&#8217;objet ; les jeux vidéo, comme tous les objets, « sont une exigence à la symbolisation » comme il l’écrit. Mais plus précisément, ils sont à la fois des objets concrets (manettes, consoles…) et subtils (images, musiques…). Et c’est en raison de ce métissage, que tente de cerner par ailleurs la notion de <em>gameplay</em>, que les jeux vidéo peuvent être « de bons candidats pour la médiation »<a href="#_ftn18">[18]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;enjeu de la mise en place de ce type d’ « appareil de travail » serait ainsi de pouvoir prendre en compte les processus groupaux et individuels au travers de l&#8217;utilisation du territoire, des investissements objectaux au sein du jeu (envers les personnages) et dans le groupe, du passage de processus primaires (l&#8217;acte en image) à la symbolisation par la parole (construction d&#8217;un récit fantasmatique à partir du matériel représentatif du jeu) et de la réflexivité du jeu sur le narcissisme du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<hr style="text-align: justify;" size="1" />
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Guy Gimenez, « Les objets de relation », in <em>Les processus psychiques de la médiation</em>, Sous la direction de Bernard Chouvier, Dunod, 20002, p.81.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Guy Gimenez, « Les objets de relation », in <em>Les processus psychiques de la médiation</em>, Sous la direction de Bernard Chouvier, Dunod, 20002, p.81.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 30. Il faudrait développer beaucoup plus ce point. Et s’interroger aussi en ce qui concerne cet objet transformationnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 30.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Marion Milner, <em>L&#8217;Inconscient et la peinture : Une approche psychanalytique du dessin chez l&#8217;enfant et l&#8217;adulte,</em> PUF, 1976.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 32.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 32 et 33.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 33.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 33.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> Yann Leroux, « Le jeu vidéo comme support d’une relation thérapeutique », in <em>Adolescence</em>, 2009, 27, n°3.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref11">[11]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 33.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref12">[12]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 33.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 33.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref14">[14]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 34.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref15">[15]</a> Dominique Quélin Souligoux,, « De l&#8217;objet à la médiation », in <em>Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe</em>, n°41, 2003, p. 36.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref16">[16]</a> A partir de la notion d’ « appareil psychique groupal » développée par Kaës.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref17">[17]</a> Privat et Quélin-Souligoux, <em>L’enfant en psychothérapie de groupe</em>, 2000, Dunod.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref18">[18]</a> Yann Leroux, « Le jeu vidéo comme support d’une relation thérapeutique », in <em>Adolescence</em>, 2009, 27, n°3, p.703.</p>
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		<title>« Quand le jeu vidéo fait du bien » – Le Monde du 11 février 2011</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Feb 2011 17:38:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[médiation thérapeutique]]></category>
		<category><![CDATA[objet culturel]]></category>
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		<description><![CDATA[La journaliste Chloé Woitier, spécialisée en nouvelles technologies pour Le Monde.fr, a écrit un très bon article sur le jeu vidéo et son utilisation dans le champ clinique que je vous conseille de lire. Il me semble que c&#8217;est assez rare dans les médias qu&#8217;un article, aussi bien informé, soit écrit dans cette direction. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La journaliste <em>Chloé Woitier, </em>spécialisée en nouvelles technologies pour <a href="http://www.lemonde.fr/technologies/" target="_blank">Le Monde.fr</a>, a écrit un très bon article sur le jeu vidéo et son utilisation dans le champ clinique que je vous conseille de lire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il me semble que c&#8217;est assez rare dans les médias qu&#8217;un article, aussi bien informé, soit écrit dans cette direction.</p>
<p style="text-align: justify;">Je cite le début de l&#8217;article :</p>
<p style="text-align: justify;">[ <em>"La pratique de certains jeux vidéo, jugés violents ou choquants,  par des jeunes – public sensibles et fragiles – pose question. Ces  contenus sont d'autant plus problématiques qu'ils font souvent l'objet  d'une consommation solitaire, fragmentée, répétée et active, qui  favoriserait une imprégnation plus forte et l'induction de comportements  agressifs. Certains redoutent que l'intensification des pratiques ne  débouche sur des formes d'addiction."</em> Cet extrait d'<a href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1275" target="_blank">une note datée de novembre 2010</a> du Centre d'analyse stratégique, organisme rattaché à Matignon, résume  en quelques mots les principaux reproches faits aux jeux vidéo :  violence, désocialisation, addiction… Au point que l'organisme d'Etat se  questionne sur une possible régulation de ce loisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, certains psychologues et psychanalystes estiment que les jeux  vidéo ont des effets thérapeutiques bénéfiques pour leurs patients,  enfants ou adultes. Tisser une relation de confiance entre le thérapeute  et le patient, recréer de l'estime de soi, faire parler l'enfant  renfermé, ou bien accéder à une partie de l'inconscient…]</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/02/11/quand-le-jeu-video-fait-du-bien_1467596_1477893.html">L&#8217;article &laquo;&nbsp;Quand le jeu vidéo fait du bien&nbsp;&raquo; &#8211; sur le site du Monde en date du 11 février 2011</a></p>
<p style="text-align: justify;">Yann Leroux avait commenté cette note d&#8217;analyse sur son blog :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psyetgeek.com/quelques-observations-propos-de-la-rgulation-des-jeux-vido">quelques observations propos de la régulation des jeux vidéo</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.psyetgeek.com/note-danalyse-201-la-discussion-continue">note danalyse 201 : la discussion continue</a></p>
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		<title>Esquisse pour une métapsychologie du jeu vidéo comme objet de médiation thérapeutique</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 15:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiation]]></category>
		<category><![CDATA[charlotte de bucy]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[médiation thérapeutique]]></category>
		<category><![CDATA[michael stora]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
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		<category><![CDATA[yann leroux]]></category>

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		<description><![CDATA[Une histoire du jeu vidéo en tant qu&#8217;objet culturel est actuellement en train de s’écrire. Un des objectifs d&#8217;un article que j&#8217;ai écrit avec Grégoire Latry est de contribuer précisément à l’histoire du jeu vidéo en tant qu&#8217;objet de médiation thérapeutique. Nous y avons introduit le jeu vidéo comme objet culturel, avant d’examiner trois articles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une histoire du jeu vidéo en tant qu&#8217;objet culturel est actuellement en train de s’écrire. Un des objectifs d&#8217;un article que j&#8217;ai écrit avec <strong>Grégoire Latry</strong> est de contribuer précisément à l’histoire du jeu vidéo en tant qu&#8217;objet de médiation thérapeutique. Nous y avons introduit le jeu vidéo comme objet culturel, avant d’examiner trois articles clinico-théoriques qui nous ont permis d’aborder son utilisation dans le champ proprement clinique. Enfin, nous avons essayé de proposer une esquisse métapsychologique de cet objet pour une meilleure utilisation dans un cadre thérapeutique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet article est à paraître.</p>
<p>Vous pouvez d&#8217;ores et déjà lire : <a title="Lien permanent : Présentation de trois articles sur l’utilisation du jeu vidéo dans un cadre thérapeutique – Par Grégoire Latry et Vincent Le Corre" rel="bookmark" href="../?p=688">Présentation  de trois articles sur l’utilisation du jeu vidéo dans un cadre  thérapeutique<br />
</a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Plan de l&#8217;article :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Introduction</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1) Le jeu vidéo : éléments de compréhension</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce qu’un jeu vidéo</p>
<p style="text-align: justify;">Eléments sur l’histoire des jeux vidéo</p>
<p style="text-align: justify;">Deux notions pour aborder cet objet</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2) Trois articles sur l’utilisation du jeu vidéo dans un cadre thérapeutique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Michael Stora : « Rêves et réalité : une clinique du jeu vidéo comme médiation thérapeutique »</p>
<p style="text-align: justify;">Sous la direction de Charlotte De Bucy : « De l&#8217;étayage sur l&#8217;avatar à l&#8217;étayage sur l&#8217;animateur »</p>
<p style="text-align: justify;">Yann Leroux : « Le jeu vidéo comme support d&#8217;une relation thérapeutique »</p>
<p style="text-align: justify;">Conclusion</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3) Le jeu vidéo : un outil de médiation ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’angoisse au coeur du jeu vidéo</p>
<p style="text-align: justify;">Agir, symbolisation et vérité de l’acte</p>
<p style="text-align: justify;">Agir et dispositif vidéoludique</p>
<p style="text-align: justify;">Le dispositif vidéoludique, une sorte de prothèse symbolisante ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusion</strong></p>
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