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	<title>Vincent LE CORRE - Psychologue - Psychanalyste &#187; Geneviève Morel</title>
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	<description>psychologue, psychanalyste, en institution et en libéral, travaillant, entre autres, sur les jeux vidéo, les médiations, le jeu...</description>
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		<title>Colloque Savoirs et Clinique</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 16:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[Daisuke Fukuda]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Marty]]></category>
		<category><![CDATA[Franz Kaltenbeck]]></category>
		<category><![CDATA[Geneviève Morel]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Lacan]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Cassou-Noguès]]></category>
		<category><![CDATA[Savoirs et Clinique]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris le 23 janvier 2012.
Jacques Lacan, matérialiste - Le symptôme dans la psychanalyse, les Lettres et la politique.
Colloque international, les 16, 17 et 18 mars 2012.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Jacques Lacan, matérialiste -</h2>
<h2>Le symptôme dans la psychanalyse, les Lettres et la politique</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong>Colloque international, les 16, 17 et 18 mars 2012</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;">par &laquo;&nbsp;Savoirs et clinique&nbsp;&raquo; et le Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les Mondes Ibériques Contemporains</span><span style="font-size: medium;"> <a title="CRIMIC" href="http://www.crimic.paris-sorbonne.fr/Jacques-Lacan-materialiste-Le.html" target="_blank">CRIMIC</a></span></p>
<p style="text-align: justify;">Je vous place le texte de présentation à la suite de l&#8217;affiche.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je mets en avant une partie des interventions qui concerne plus particulièrement mes intérêts, à savoir la samedi 17 mars, la présence de Pierre Cassou-Noguès, et la question des rapports entre Lacan et la cybernétique :</p>
<p style="text-align: justify;">Samedi 17 mars 2012</p>
<p style="text-align: justify;">Institut hispanique, 31 rue Gay-Lussac, 75005 Paris<br />
9h30-11h, présidente Isabelle Baldet, discutant Paul Audi<br />
Lacan avec Sade : deux logiques de la matérialité, Daisuke Fukuda<br />
Jacques Lacan et le matérialisme sadien, Éric Marty<br />
11h-11h 30, café<br />
11h30-13h, discutant Pierre Cassou-Noguès<br />
L’étiologie psychanalytique en criminologie dans l’œuvre de Lacan, Franz Kaltenbeck<br />
Les fraudes dans le domaine de la médecine légale : à la recherche perverse de la trace matérielle de la réalité, Renata Salecl</p>
<p style="text-align: justify;">Pause déjeuner</p>
<p style="text-align: justify;">15h-16h30, président Frédéric Yvan, discutant Bernard Baas<br />
L’esprit de Lacan et le matérialisme de la jouissance, Geneviève Morel<br />
Lacan et la cybernétique, ou comment le symbole « vole de ses propres ailes », Pierre Cassou-Noguès<br />
16h30-17h, Thé<br />
17h-18h30, présidente Monique Vanneufville, discutant Nestor Braunstein<br />
Le traitement de la lettre (volée) par Lacan s’applique-t-il à l’œuvre d’art contemporaine ?, Diane Watteau<br />
Le corps du réfugié à l’épreuve du politique, Élise Pestre</p>
<p><span style="font-size: medium;"><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2012/01/Lacan-colloque-2012.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1010" title="Lacan colloque 2012" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2012/01/Lacan-colloque-2012.jpg" alt="" width="510" height="722" /></a></span></p>
<p><a href="http://www.aleph.asso.fr/offres/file_inline_src/73/73_E_10822_1.pdf">Télécharger le programme complet et le bulletin d\&#8217;inscription</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Texte de présentation :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le matérialisme de Lacan est rarement étudié. Il est vrai que le  psychanalyste déplace de façon inattendue ce concept, chargé d’une  longue tradition philosophique qui va de Démocrite à Marx via Spinoza.  De fait, on peut considérer comme matérialistes ses définitions  successives du symptôme, inventé selon lui par Marx avant Freud, qu’il  caractérise simplement comme « le signe de ce qui ne va pas dans le réel  ». Mais Lacan ne s’arrête pas de façon fataliste au constat brutal des  impasses rencontrées par le sujet dans le réel. Il y répond par une  théorie de l’acte censé changer le sujet et, avec lui, le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le  matérialisme de Lacan s’avère ainsi dynamique et doublement orienté  vers l’avenir : il ne ferme pas les yeux sur ce qui s’annonce  d’inquiétant mais il ouvre en même temps sur la possibilité d’une utopie  réaliste. Il se déploie autour du symptôme selon les deux axes d’une  logique du signifiant et d’une logique de la jouissance qui s’articulent  dans divers champs, notamment ceux de la lettre, de la psychanalyse et  de la politique.<br />
C’est dans la fiction littéraire que Lacan isole la  logique du signifiant qu’il a déduite de sa lecture structuraliste de  Freud, dite « retour à Freud ». Dans son commentaire de La lettre volée d’Edgar  Poe, il fait d’une lettre compromettante dérobée à la Reine le support  matériel d’un signifiant hors-la-loi, qui circule entre les personnages,  les féminisant tour à tour à leur insu — l’insu, un nom de  l’inconscient. Le mot « lettre » prend pour lui plusieurs significations  : objet matériel, lieu d’une écriture, d’une adresse à l’autre,  symptôme comme support d’une chaîne signifiante à déchiffrer. Son  aphorisme célèbre, « une lettre arrive toujours à destination », sera  contesté par ses contemporains, notamment Althusser et Derrida. Mais  Lacan fait aussi un autre usage de la lettre : il tente d’en formaliser  le trajet grâce à un calcul algébrique, introduisant des « mathèmes »  pour « matérialiser le procès subjectif ». On peut y lire son aspiration  à rester au plus près de la science alors que, contrairement à Freud,  il a affirmé que la psychanalyse n’en était pas une.</p>
<p style="text-align: justify;">À ce  matérialisme du signifiant se noue un matérialisme des jouissances. Dans  ses « formules de la sexuation », Lacan distingue de la jouissance  phallique « l’Autre jouissance », caractérisée d’être « pas toute »  phallique, et montre comment elles se répartissent entre les hommes et  les femmes. Il articule ainsi la différence sexuelle d’une façon, plus  radicale que Freud, dont débattent passionnément les féministes. Mais le  matérialisme de la jouissance intervient plus largement : en tant que  satisfaction des pulsions, la jouissance touche au corps, « décerné »  par le langage, et à ses zones érogènes. Selon les structures cliniques  (névroses, psychoses et perversions), une jouissance (orale, anale,  scopique, vocale) vient y prendre des valeurs différentes modulée dans  des fantasmes, dont la formule lacanienne implique l’invention de  l’objet a. Dans la période dite classique de son enseignement, soit les  années 60, le sujet en analyse déchiffre ses symptômes jusqu’à leur  noyau fantasmatique pour le « traverser ».</p>
<p style="text-align: justify;">Lacan n’a pas cessé de  redéfinir le symptôme, d’abord avec Freud comme métaphore soit  substitution d’un signifiant à un autre, plus tard comme le retour d’une  vérité surgie de l’inconscient : « En fait, il (le symptôme) est  vérité, d’être fait du même bois dont elle est faite, si nous posons  matérialistement que la vérité, c’est ce qui s’instaure de la chaîne  signifiante2». Puis, dans les années 70, il devient une fonction  singulière de jouissance, « la façon dont chacun jouit de l’inconscient  en tant que l’inconscient le détermine3 ». Enfin, la dernière théorie  lacanienne du sinthome, appuyée sur une lecture de Joyce, a non  seulement inspiré durablement la critique littéraire, mais elle a aussi  servi de relais théorique à l’oedipe en perte de vitesse dans nos  sociétés. Il s’ensuit un abord non déficitaire des psychoses, voire une  nouvelle caractérisation des structures cliniques. Á cet égard, on ne  peut nier que Lacan ait, dès les années 60, anticipé L’anti-oedipe de  Deleuze et Guattari, ni qu’il ait ensuite fourni des outils théoriques  précis pour aller « au-delà de l’Oedipe », suscitant bien des débats  entre les praticiens.</p>
<p style="text-align: justify;">On a beaucoup parlé des formes  ultrarapides, voire immatérielles prises par les flux du capital.  Pourtant, ces processus virtuels souvent imprévisibles ont bien des  conséquences matérielles, inscrites dans la chair des êtres humains, qui  contribuent à « l’enveloppe formelle » de leurs symptômes. L’ouverture  de Lacan à l’histoire du XXème siècle lui a permis de recevoir à la fois  le message de Freud, auteur du Malaise dans la civilisation, et celui  de Marx dans Le manifeste communiste. Ce n’est plus tant la répression  de la pulsion par la famille qui intéresse Freud que le double langage  de la culture vis-à-vis de la pulsion, d’où son concept d’un « surmoi  culturel » : la culture se bâtit avec la pulsion tout en interdisant sa  satisfaction. Marx, pour sa part, dénonce le destin du travailleur :  marchandise comme une autre, livré aux fluctuations du marché, comment  pourrait-il ne pas tomber malade, livré à l’angoisse de l’insécurité ?  Combien d’êtres humains démunis sont-ils condamnés à devenir des «  hommes nus » ? Voilà pourquoi Lacan fait de Marx l’inventeur, avant  Freud, du symptôme, et critique toute prétention politique à « l’empire »  en introduisant, dans l’universel, la logique du « pas tout ». Sa  théorie de l’acte, articulée à celle d’un sujet résolument  post-cartésien, inspire de nombreux chercheurs dans les champs de la  politique et de l’économie, qui y voient des outils pour penser les  crises du capitalisme, voire la possibilité de futures révolutions.<br />
Les  interventions à ce colloque interdisciplinaire de trois jours porteront  donc sur les différents aspects du matérialisme lacanien pour  interroger sa pertinence dans la théorie et la clinique  psychanalytiques, la littérature et l’art, la philosophie et la  politique. On s’intéressera aussi aux influences et aux grands débats  qui ont traversé l’enseignement de Lacan et qui sont, contrairement aux  controverses psychanalytiques, trop peu étudiés par ses disciples.</p>
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