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	<title>Vincent LE CORRE - Psychologue - Psychanalyste &#187; ALEPH</title>
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	<description>psychologue, psychanalyste, en institution et en libéral, travaillant, entre autres, sur les jeux vidéo, les médiations, le jeu...</description>
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		<title>14ème Colloque de l’ALEPH: « Jeu d’enfant » (Lille, samedi 6 avril 2013)</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Dec 2012 08:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[ALEPH]]></category>
		<category><![CDATA[Franz Kaltenbeck]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris décembre 2012. Annonce du prochain colloque de l'association ALEPH sur Lille, le 6 avril 2013.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/14e-colloque-qjeu-denfantsq-lille-samedi-6-avril-2013.html" target="_blank">http://www.aleph-savoirs-et-clinique.org/14e-colloque-qjeu-denfantsq-lille-samedi-6-avril-2013.html</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En voici l&#8217;argument écrit par Franz Kaltenbeck.</strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Explorant   l’enfance où se joue l’avenir d’un être humain, la psychanalyse   ne pouvait pas négliger ce que Freud appela « l’occupation la plus chère   et la plus intense de l’enfant », &#8211; le jeu. En 1908, il le met à la   base même de « l’activité poétique », issue de celle du fantasme. Tout   enfant se comporte, selon lui, comme un poète ; il crée son propre   monde. Dans son séminaire <em>Les psychoses</em>, Lacan entérine cette  idée que  le poète engendre un monde. Par contre, les Mémoires d’un  névropathe du  Président Schreber ne relèvent pas de la poésie, car leur  auteur n’y  crée pas un monde à lui, il décrit son aliénation extrême,  étant donné  qu’il est devenu l’objet de la jouissance de l’Autre. Freud  prend, comme  d’ailleurs l’enfant lui-même, le jeu très au sérieux : «  Il serait  alors injuste de dire qu’il ne prend pas ce monde au sérieux;  tout  au contraire, il prend très au sérieux son jeu, il y emploie de  grandes  quantités d’affect. Le contraire du jeu n’est pas le sérieux,  mais la  réalité »<a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1193#footnote_0_1193" id="identifier_0_1193" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Freud S., &laquo; Der Dichter und das Phantasieren &raquo; (Le  po&egrave;te et l&rsquo;activit&eacute; de fantasmer), 1908. ">1</a> .</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Freud  a raison d’y rajouter que l’enfant distingue fort bien  la réalité et  le monde de ses jeux et appuie même souvent son monde sur  des objets  réels. N’a-t-il pas observé comment son petit-fils Heinerle a  su  répondre au départ de sa mère et plus précisément à l’alternance de  la  présence et de l’absence de celle-ci par le jeu d’une bobine où il   saluait l’apparition et la disparition de cet objet par deux sons que   Freud interpréta comme les mots fort (absent) et da (ici) ? L’enfant   aurait ainsi répété l’expérience désagréable de l’absence de la mère   qui ne pouvait pas être plaisante pour lui. Voilà pourquoi Freud   s’interroge à cet endroit sur l’existence d’un « au-delà du principe du   plaisir », un domaine où le sujet n’agit pas pour maintenir ses  tensions  à un bas niveau. Peut-on pointer le sérieux du jeu d’une façon  plus  incisive que par cette observation et par les « spéculations   » freudiennes sur l’automatisme de répétition et la pulsion de mort  ?</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Les  meilleurs disciples de Freud ont poursuivi la recherche dans ce  sens.  Ils ont fait du jeu à la fois un moyen d’explorer l’inconscient   infantile qui ne sait pas encore se dire et un instrument jouissif au   service de la dimension thérapeutique dans l’analyse des petits   patients. Ainsi, Lacan rend tôt hommage à Mélanie Klein qui, dans le cas   Dick<a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1193#footnote_1_1193" id="identifier_1_1193" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Klein M., Essais de psychanalyse, &laquo; L&amp;#8217;importance de la  formation du  symbole dans le d&eacute;veloppement du moi &raquo; (1930), Payot,  Paris, 2005. ">2</a>, a su livrer à son petit patient psychotique, grâce à un  jeu de  trains (le petit et le grand train), un symptôme très proche de  la  réalité psychique (« le schéma de l’OEdipe »)<a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1193#footnote_2_1193" id="identifier_2_1193" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Lacan J., Le S&eacute;minaire I. Les &eacute;crits techniques de Freud,  Paris, 1975, Seuil, p. 99-104. ">3</a>. Winnicott, lui, émancipe  le jeu de  la seule réalité psychique. Il en fait un dispositif « à  l’extérieur de  l’individu » mais précise que l’aire de ce jeu n’est  pas le monde  extérieur. Si l’objet transitionnel aide l’enfant à accepter  et à  maîtriser la présence et l’absence de la mère, le jeu est chez   Winnicott plutôt pensé comme un « phénomène transitionnel »<a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1193#footnote_3_1193" id="identifier_3_1193" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Winnicott  D. W., Jeu et r&eacute;alit&eacute;, Paris, Gallimard, 1975. ">4</a>. Par la  suite, des  psychanalystes ont trouvé des objets spécifiques  pour certaines  structures cliniques, par exemple les « objets de  sensation autistiques  » repérés par Francis Tustin<a href="https://vincent-le-corre.fr/?p=1193#footnote_4_1193" id="identifier_4_1193" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" Tustin F., &laquo; Psychotherapy with  children who cannot play &raquo;, in The  protective Shell in Children and Adults.  Londres, 1992, Karnac Books, p.  87-121. ">5</a>  pour chaque enfant et  font partie de son corps, de  sorte que l’on peut se demander si  l’autiste joue avec  ses objets.</p>
</div>
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<p>Depuis  les temps héroïques de la psychanalyse des enfants,  beaucoup de  jeux nouveaux sont offerts aux enfants de tout âge.  L’industrie  électronique a apporté un degré de sophistication aux jeux  d’ordinateur  dont on n’a pas encore mesuré les conséquences pour  l’inconscient et  pour le domptage des pulsions. Les  psychanalystes doivent étudier le  défi de ces objets et gadgets s’ils  veulent persister dans leur effort  d’accueillir les êtres souffrant du  malaise dans la civilisation. Après  tout, le sujet de la psychanalyse  est défini par Lacan comme sujet de  la science. Et ce sujet-là demande  plus que des thérapies  simplistes. Si les jeux d’enfants contribuent à  façonner les activités  intellectuelles et ludiques des adultes, force  est de reconnaître que  les jeux joués à partir de la puberté ou à l’âge  adulte, ne sont pas  toujours constructifs. Ils peuvent avoir des effets  dévastateurs et  régressifs. Dès leur adolescence, certains sujets  tombent dans la  dépendance des jeux d’ordinateurs et s’y consacrent  jours et nuits,  menant alors une vie de larve. À la différence des  enfants observés par  Freud, Klein, Winnicott, Tustin et d’autres, pour  ces jeunes et moins  jeunes, le jeu n’est plus un symptôme salutaire mais  plutôt une  activité incessante qui masque mal un vide menaçant.</p>
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<p>Notre   colloque, ouvert à tout le monde, mais aussi adressé aux   médecins, psychiatres, cliniciens, soignants, éducateurs, enseignants,   littéraires et philosophes, est préparé avec l’ambition:</p>
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<p>-   d’approfondir la notion du jeu dans la psychanalyse, en l’articulant   aux quatre concepts fondamentaux freudiens (inconscient, répétition,   transfert et pulsion) ainsi qu’à l’acte, à la jouissance et au symptôme   dans la théorie de Lacan ;</p>
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<div style="text-align: justify;">
<p>- d’étudier les rapports du jeu à la poésie, à l’art, à la science et à la philosophie ;</p>
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<p>-  de  recenser les jeux nouveaux de notre époque. Ceux-ci aident le sujet   dans sa construction cognitive et psychique mais peuvent aussi   l’entraîner vers la perte des ses coordonnées personnelles et sociales ;</p>
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<p>- de poser, grâce à des cas cliniques, la question de l’efficacité des jeux dans les cures d’enfants.</p>
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<p>Franz Kaltenbeck</p>
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<h3><strong>Parmi les intervenants, nous pouvons déjà vous annoncer la présence de :</strong></h3>
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<p><strong>Anne BOISSIERE</strong> Professeur  à l’Université de Lille 3 où elle enseigne  l’esthétique et dirige le  Centre d’Etudes des Arts Contemporains. Elle  est notamment l’auteur de  La pensée musicale de Theodor W. Adorno  (Beauchesne, 2011), Adorno, la  vérité de la musique moderne (Presses  Universitaires du Septentrion,  1999). Elle a également coordonné le  collectif Musique et philosophie  (1997), co-dirigé avec Catherine  Kintzler, Approche philosophique du  geste dansé, de l’improvisation à  la performance (2006), et, avec  Véronique Fabbri et Anne Volvey,  Activité artistique et spatialité  (L’Harmattan, 2010).</p>
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<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Sylvie BOUDAILLIEZ</strong> Psychanalyste, psychologue clinicienne au BAPU, au  CMPP Henri Wallon, membre du Collège de Psychanalystes de l’ALEPH.</p>
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<p><strong>Chantal DALMAS</strong> Gérontopsychiatre à Aubagne, membre de l’ALEPH.</p>
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<p><strong>Franz KALTENBECK</strong> Psychanalyste à Paris et à Lille, membre du Collège de Psychanalystes de l’ALEPH.</p>
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<p><strong>Vincent LE CORRE</strong> Psychologue  clinicien et psychanalyste. Il exerce à  Paris. Il est notamment  intéressé par les relations que nous  entretenons avec les machines  numériques (notamment leurs origines avec  les travaux d&#8217;Alan Turing). A ce sujet, il étudie les jeux vidéo comme  objet culturel dans leurs usages courant ou excessif.</p>
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<p><strong> </strong></p>
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<p><strong>Marie LENORMAND</strong> Psychologue  clinicienne en CMPP, chargée de cours à  l’université de Provence  Aix-Marseille, docteur en psychologie, agrégée  de philosophie.</p>
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<p><strong>Eric Le TOULLEC</strong> Psychiatre et psychanalyste à Toulouse, membre du Collège de Psychanalystes de l’ALEPH.</p>
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<p><strong>Marie-Claude THOMAS</strong> Psychanalyste  à Paris et auteur de Lacan, lecteur  de Mélanie Klein (Erès, 2012),  L’autisme et les langues (L’Harmattan,  2011) et La première journée de  Sabine (Amalthée, 2006).</p>
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<div style="text-align: justify;">
<p><strong>Antoine VERSTRAET</strong> Psychologue clinicien à Lille, membre de l’ALEPH.</p>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1193" class="footnote"> Freud S., « Der Dichter und das Phantasieren » (Le  poète et l’activité de fantasmer), 1908. </li><li id="footnote_1_1193" class="footnote"> Klein M., Essais de psychanalyse, « L&#8217;importance de la  formation du  symbole dans le développement du moi » (1930), Payot,  Paris, 2005. </li><li id="footnote_2_1193" class="footnote"> Lacan J., <em>Le Séminaire I. Les écrits techniques de Freud</em>,  Paris, 1975, Seuil, p. 99-104. </li><li id="footnote_3_1193" class="footnote"> Winnicott  D. W., Jeu et réalité, Paris, Gallimard, 1975. </li><li id="footnote_4_1193" class="footnote"> Tustin F., « Psychotherapy with  children who cannot play », in <em>The  protective Shell in Children and Adults</em>.  Londres, 1992, Karnac Books, p.  87-121. </li></ol>]]></content:encoded>
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