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	<title>Commentaires sur : « ce qui ne tue pas rend plus fort » ? : quelques réflexions sur le concept de résilience à partir de l’aphorisme nietzschéen</title>
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	<description>psychologue, psychanalyste, en institution et en libéral, travaillant, entre autres, sur les jeux vidéo, les médiations, le jeu...</description>
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		<title>Par : admin</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-47</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 May 2011 19:17:20 +0000</pubDate>
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		<description>De rien ! Encore une fois, c’est moi qui vous remercie.
Tout d’abord, je pense que vous avez tout à fait raison de ne pas séparer le corps et l’esprit. La psychanalyse n’a cessé de rappeler d’ailleurs l’impossibilité de penser l’un sans l’autre, et plus précisément, on pourrait dire qu’elle essaie de penser le corps comme fondement du psychisme, de penser comment l&#039;on &quot;habite un corps&quot;. La clinique de l&#039;hystérique ou encore de l&#039;obsessionnel le montre bien. Soit, pour l&#039;un, c&#039;est au travers du corps que le symptôme s&#039;exprime si je puis dire. Tandis que pour l&#039;autre, c&#039;est sa pensée qui l&#039;embarrasse par-dessus tout...
Même si, comme vous le dites, il n’est pas évident de ne pas se laisser prendre dans les pièges des notions et concepts qui nous préexistent, issus de notre anthropologie naïve, ou de notre métaphysique, pourrait-on dire. Néanmoins, il est difficile de saisir justement ce qu’est « le corps ». Et cette dimension psychique, faisant partie du corps en quelque sorte, en étant d’une certaine manière son prolongement, avec ses lois propres, me semble importante, pour saisir ce qu’est un corps qui parle. Car il me semble qu’il faut prendre en compte le fait que nous parlons. Comme le disait Lacan, nous sommes des parlêtres, des êtres parlants, des corps qui parlent, des corps façonnés par le langage. En décentrant le sujet, du sujet cartésien, du sujet philosophique de la conscience, vers un &quot;sujet de l’inconscient&quot;, Freud, puis Lacan, permettent au final de penser un autre rapport sujet-objet, qui n’est cependant pas évident à saisir d’emblée…
Vous avez aussi raison de pointer que le terme « objet » en psychanalyse est un peu ambigu, ou trop équivoque. Ce qu’en psychanalyse, on désigne par objet justement, peut être parfois un objet imaginaire, donc, finalement quelque chose qui appartiendrait au champ de la représentation, même si cela n’enlève rien à son poids d’objet dans cette dimension psychique dont je parlais. Mais aussi parfois, un objet réel, et qui reste, comme vous le dites, au final inconnaissable. Lacan a pu parler de &quot;Das Ding&quot;, la Chose, par exemple pour essayer de caractériser cet objet réel, tout à fait insaisissable, qui serait au fondement du désir de ce sujet de l’inconscient. Enfin, souvent, l’objet, en psychanalyse, désigne le corps de la mère, cet objet d’amour perdu à jamais, mais qui continue d’aimanter le sujet, dans ses recherches, dans ses activités, pour trouver un autre objet (à l’extérieur) qui pourrait satisfaire quelque chose de son désir (par nature à jamais insatisfait). Donc, cet objet, en psychanalyse, désigne quelque chose qui permet finalement au sujet de se repérer en quelque sorte.
Lacan a fini en effet par distinguer la réalité du réel. Si vous revenez par ici dans quelque temps, j’essaierai d’avancer sur cette distinction. Et j’essaierai de publier quelque chose autour du séminaire de Lacan, justement intitulé « La relation d’objet »…</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>De rien ! Encore une fois, c’est moi qui vous remercie.<br />
Tout d’abord, je pense que vous avez tout à fait raison de ne pas séparer le corps et l’esprit. La psychanalyse n’a cessé de rappeler d’ailleurs l’impossibilité de penser l’un sans l’autre, et plus précisément, on pourrait dire qu’elle essaie de penser le corps comme fondement du psychisme, de penser comment l&#8217;on &laquo;&nbsp;habite un corps&nbsp;&raquo;. La clinique de l&#8217;hystérique ou encore de l&#8217;obsessionnel le montre bien. Soit, pour l&#8217;un, c&#8217;est au travers du corps que le symptôme s&#8217;exprime si je puis dire. Tandis que pour l&#8217;autre, c&#8217;est sa pensée qui l&#8217;embarrasse par-dessus tout&#8230;<br />
Même si, comme vous le dites, il n’est pas évident de ne pas se laisser prendre dans les pièges des notions et concepts qui nous préexistent, issus de notre anthropologie naïve, ou de notre métaphysique, pourrait-on dire. Néanmoins, il est difficile de saisir justement ce qu’est « le corps ». Et cette dimension psychique, faisant partie du corps en quelque sorte, en étant d’une certaine manière son prolongement, avec ses lois propres, me semble importante, pour saisir ce qu’est un corps qui parle. Car il me semble qu’il faut prendre en compte le fait que nous parlons. Comme le disait Lacan, nous sommes des parlêtres, des êtres parlants, des corps qui parlent, des corps façonnés par le langage. En décentrant le sujet, du sujet cartésien, du sujet philosophique de la conscience, vers un &laquo;&nbsp;sujet de l’inconscient&nbsp;&raquo;, Freud, puis Lacan, permettent au final de penser un autre rapport sujet-objet, qui n’est cependant pas évident à saisir d’emblée…<br />
Vous avez aussi raison de pointer que le terme « objet » en psychanalyse est un peu ambigu, ou trop équivoque. Ce qu’en psychanalyse, on désigne par objet justement, peut être parfois un objet imaginaire, donc, finalement quelque chose qui appartiendrait au champ de la représentation, même si cela n’enlève rien à son poids d’objet dans cette dimension psychique dont je parlais. Mais aussi parfois, un objet réel, et qui reste, comme vous le dites, au final inconnaissable. Lacan a pu parler de &laquo;&nbsp;Das Ding&nbsp;&raquo;, la Chose, par exemple pour essayer de caractériser cet objet réel, tout à fait insaisissable, qui serait au fondement du désir de ce sujet de l’inconscient. Enfin, souvent, l’objet, en psychanalyse, désigne le corps de la mère, cet objet d’amour perdu à jamais, mais qui continue d’aimanter le sujet, dans ses recherches, dans ses activités, pour trouver un autre objet (à l’extérieur) qui pourrait satisfaire quelque chose de son désir (par nature à jamais insatisfait). Donc, cet objet, en psychanalyse, désigne quelque chose qui permet finalement au sujet de se repérer en quelque sorte.<br />
Lacan a fini en effet par distinguer la réalité du réel. Si vous revenez par ici dans quelque temps, j’essaierai d’avancer sur cette distinction. Et j’essaierai de publier quelque chose autour du séminaire de Lacan, justement intitulé « La relation d’objet »…</p>
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	<item>
		<title>Par : Stéphanie</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-44</link>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 17:05:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-44</guid>
		<description>Merci de me répondre , mais je ne sais pas si je comprend votre réponse . Pourquoi ? parceque pour moi , seul le corps est vrai . Je ne me pérçois pas comme une dualité corps-ésprit . Je pense que l&#039;ésprit n&#039;existe que par le corps . L&#039;expréssion &quot;mon corps&quot; est donc une facilité du langage parcequ&#039;on ne sait pas dire autrement . Donc , il me semble que le concept de psychisme m&#039;est assez étranger . Ou alors comme un épiphénoméne . Pour moi , ce que vous nommez &quot;objet&quot; désigne ce qui existe en dehors de moi au sens le plus radical . C&#039;est comme un axiome : l&#039;objet existe en dehors de moi et m&#039;est inconnaissable en lui-même et je ne peux donc connaitre d&#039;un objet que des maniféstations , des signes , des informations , mais rien de l&#039;objet lui-même . Ce qui m&#039;arrive alors à moi en relation avec un objet quelconque ce sera des signes , des événements qui vont devenir mon experience de la réalité . La réalité n&#039;étant pour moi que relations et non pas quelque chose en soi . Bon , je m&#039;exprime à ma façon avec mes mots . Voila . Je ne sais pas si cela est compréhensible ...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci de me répondre , mais je ne sais pas si je comprend votre réponse . Pourquoi ? parceque pour moi , seul le corps est vrai . Je ne me pérçois pas comme une dualité corps-ésprit . Je pense que l&#8217;ésprit n&#8217;existe que par le corps . L&#8217;expréssion &laquo;&nbsp;mon corps&nbsp;&raquo; est donc une facilité du langage parcequ&#8217;on ne sait pas dire autrement . Donc , il me semble que le concept de psychisme m&#8217;est assez étranger . Ou alors comme un épiphénoméne . Pour moi , ce que vous nommez &laquo;&nbsp;objet&nbsp;&raquo; désigne ce qui existe en dehors de moi au sens le plus radical . C&#8217;est comme un axiome : l&#8217;objet existe en dehors de moi et m&#8217;est inconnaissable en lui-même et je ne peux donc connaitre d&#8217;un objet que des maniféstations , des signes , des informations , mais rien de l&#8217;objet lui-même . Ce qui m&#8217;arrive alors à moi en relation avec un objet quelconque ce sera des signes , des événements qui vont devenir mon experience de la réalité . La réalité n&#8217;étant pour moi que relations et non pas quelque chose en soi . Bon , je m&#8217;exprime à ma façon avec mes mots . Voila . Je ne sais pas si cela est compréhensible &#8230;</p>
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		<title>Par : admin</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-43</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 10:10:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-43</guid>
		<description>Bonjour Stéphanie,
Merci pour votre commentaire.
Et ce que vous dites pourrait rejoindre, il me semble, les conceptions de Nicolas Abraham et de Maria Torok dans leur ouvrage, L’écorce et le noyau, publié en 1978. Un ouvrage qui a relancé d’ailleurs les études sur la transmission générationnelle. Ils ont travaillé par exemple sur les notions de « crypte » et de « fantôme ». Mais surtout, ils ont distingué au sein des processus qui consistent à intérioriser le trauma comme objet, deux processus qui me semblaient rejoindre ce que vous écriviez : l’introjection d’un côté, et l’incorporation, de l’autre. Ainsi, dans leur article Deuil ou mélancolie, Incorporer/Introjecter, avec l’introjection, l’objet est gardé en soi, mais tout en faisant le deuil, en faisant ce travail dont parle Freud dans Deuil et Mélancolie qui est de détacher tous les liens qui lient à l’objet. En bref, l’introjection procède de la symbolisation. Alors que dans l’incorporation, il n’y a pas de transformation psychique. Et l’objet peut finir par être perçu comme un corps étranger, la blessure, comme une plaie ouverte, mais à l’intérieur.
VLC.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Stéphanie,<br />
Merci pour votre commentaire.<br />
Et ce que vous dites pourrait rejoindre, il me semble, les conceptions de Nicolas Abraham et de Maria Torok dans leur ouvrage, L’écorce et le noyau, publié en 1978. Un ouvrage qui a relancé d’ailleurs les études sur la transmission générationnelle. Ils ont travaillé par exemple sur les notions de « crypte » et de « fantôme ». Mais surtout, ils ont distingué au sein des processus qui consistent à intérioriser le trauma comme objet, deux processus qui me semblaient rejoindre ce que vous écriviez : l’introjection d’un côté, et l’incorporation, de l’autre. Ainsi, dans leur article Deuil ou mélancolie, Incorporer/Introjecter, avec l’introjection, l’objet est gardé en soi, mais tout en faisant le deuil, en faisant ce travail dont parle Freud dans Deuil et Mélancolie qui est de détacher tous les liens qui lient à l’objet. En bref, l’introjection procède de la symbolisation. Alors que dans l’incorporation, il n’y a pas de transformation psychique. Et l’objet peut finir par être perçu comme un corps étranger, la blessure, comme une plaie ouverte, mais à l’intérieur.<br />
VLC.</p>
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	<item>
		<title>Par : Stéphanie</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-42</link>
		<dc:creator>Stéphanie</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 13:34:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://vincent-le-corre.fr/?p=167#comment-42</guid>
		<description>... Plus riche d&#039;une nouvelle expérience de vie ... à condition de réussir à en tirer un enseignement ... à condition de réussir à intégrer la cicatrice et le souvenir de la blessure ... à condition de ne pas éspérer revenir à un avant la blessure mais réussir à se réinventer avec cette blessure ... à condition de faire corps avec elle jusqu&#039;à ce qu&#039;enfin elle ne soit plus pérçue comme une étrangeté au corps mais comme le corps lui-même renouvelé .
Voila ce que j&#039;en pense ...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230; Plus riche d&#8217;une nouvelle expérience de vie &#8230; à condition de réussir à en tirer un enseignement &#8230; à condition de réussir à intégrer la cicatrice et le souvenir de la blessure &#8230; à condition de ne pas éspérer revenir à un avant la blessure mais réussir à se réinventer avec cette blessure &#8230; à condition de faire corps avec elle jusqu&#8217;à ce qu&#8217;enfin elle ne soit plus pérçue comme une étrangeté au corps mais comme le corps lui-même renouvelé .<br />
Voila ce que j&#8217;en pense &#8230;</p>
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