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	<title>Commentaires sur : Pour une anthropologie psychanalytique de la technique (numérique)</title>
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	<description>psychologue, psychanalyste, en institution et en libéral, travaillant, entre autres, sur les jeux vidéo, les médiations, le jeu...</description>
	<lastBuildDate>Tue, 23 Jul 2019 08:31:47 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : admin</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=1321#comment-47064</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2013 09:42:43 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis tout à fait d&#039;accord avec toi sur le fait qu&#039;il y a un champ de recherche à explorer autour d&#039;une approche psychanalytique de la technique/technologie.
C&#039;est pour cela que je m&#039;y lance ;o)

Effectivement, je te rejoins sur le fait que tous ces artefacts conditionnent nos relations, nos expériences, donc nos subjectivités.
Et le dispositif psychanalytique, le cabinet insonorisé, le fauteuil, le divan, etc. n&#039;y échappe pas. Bien au contraire, on peut même dire qu&#039;il y a un certain dispositif pour faire émerger quelque chose de l&#039;inconscient, et pouvoir travailler avec. Non pas qu&#039;il n&#039;y ait pas de transfert ou de formations de l&#039;inconscient en-dehors de ce dispositif technique, mais ce dernier favoriserait la mise en valeur, et un possible travail à partir de ces éléments.
Mais ce qui me plaît également, et c&#039;est Salanskis qui me met sur cette piste en ce moment, c&#039;est de voir où l&#039;on peut aller si l&#039;on élargit le concept de technique au &quot;spirituel&quot;, c&#039;est à dire, non pas seulement aux artefacts matériels, mais également aux dispositifs conceptuels, au langage (d&#039;où Leroi-Gourhan). Ecrire l&#039;Etre et l&#039;écran finalement, c&#039;est mettre en oeuvre une certaine technique philosophique, une certaine systématicité, qui va pouvoir produire en sortie quelque chose, avec une certaine efficacité.

Car j&#039;ai l&#039;impression que là on peut dire que peut-être l&#039;association libre serait une sorte de technique qui viendrait &quot;contre-carrer&quot;, ou contourner les effets de la mise en oeuvre d&#039;une &quot;parole technique&quot; plus quotidienne, ou défensive, au sens où elle mettrait en oeuvre quelque chose de systématique en vue de produire un effet, qui serait dans ce cas, contre-productif par rapport au dispositif psychanalytique visant l&#039;émergence d&#039;autre chose.

Freud et Lacan ont travaillé l&#039;idée que c&#039;est le refoulement qui produit la société. Peut-être qu&#039;il y aurait matière à reprendre ce fil pour élaborer quelque chose du côté de la culture technique.
Mais si l&#039;on élargit donc la technique au champ intellectuel, ce que j&#039;aimerais tenter, ce serait d&#039;essayer d&#039;articuler cela avec les différentes positions du sujet par rapport au langage. C&#039;est à dire, en quoi peut-être, dans la névrose, la technique pourrait être un &quot;recours&quot; vis à vis de la castration, ou comment penser à nouveau certains délires psychotiques où la machine prend une place importante comme l&#039;a fait Victor Tausk, ou enfin les machine autistiques, etc.

Non, je ne crois pas que l&#039;inconscient soit détaché des conditions du siècle. Et effectivement, lorsque Lacan dit que &quot;L&#039;inconscient c&#039;est le politique ; l&#039;Autre c&#039;est aussi l&#039;inconscient&quot;. ( Le 10 mai 1967, La logique du fantasme.) ça va complètement dans ce sens.
Donc si l&#039;inconscient, c&#039;est le discours de l&#039;Autre, ça me paraît difficile de rendre l&#039;inconscient indépendant de la culture dans laquelle baigne les sujets...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis tout à fait d&#8217;accord avec toi sur le fait qu&#8217;il y a un champ de recherche à explorer autour d&#8217;une approche psychanalytique de la technique/technologie.<br />
C&#8217;est pour cela que je m&#8217;y lance ;o)</p>
<p>Effectivement, je te rejoins sur le fait que tous ces artefacts conditionnent nos relations, nos expériences, donc nos subjectivités.<br />
Et le dispositif psychanalytique, le cabinet insonorisé, le fauteuil, le divan, etc. n&#8217;y échappe pas. Bien au contraire, on peut même dire qu&#8217;il y a un certain dispositif pour faire émerger quelque chose de l&#8217;inconscient, et pouvoir travailler avec. Non pas qu&#8217;il n&#8217;y ait pas de transfert ou de formations de l&#8217;inconscient en-dehors de ce dispositif technique, mais ce dernier favoriserait la mise en valeur, et un possible travail à partir de ces éléments.<br />
Mais ce qui me plaît également, et c&#8217;est Salanskis qui me met sur cette piste en ce moment, c&#8217;est de voir où l&#8217;on peut aller si l&#8217;on élargit le concept de technique au &laquo;&nbsp;spirituel&nbsp;&raquo;, c&#8217;est à dire, non pas seulement aux artefacts matériels, mais également aux dispositifs conceptuels, au langage (d&#8217;où Leroi-Gourhan). Ecrire l&#8217;Etre et l&#8217;écran finalement, c&#8217;est mettre en oeuvre une certaine technique philosophique, une certaine systématicité, qui va pouvoir produire en sortie quelque chose, avec une certaine efficacité.</p>
<p>Car j&#8217;ai l&#8217;impression que là on peut dire que peut-être l&#8217;association libre serait une sorte de technique qui viendrait &laquo;&nbsp;contre-carrer&nbsp;&raquo;, ou contourner les effets de la mise en oeuvre d&#8217;une &laquo;&nbsp;parole technique&nbsp;&raquo; plus quotidienne, ou défensive, au sens où elle mettrait en oeuvre quelque chose de systématique en vue de produire un effet, qui serait dans ce cas, contre-productif par rapport au dispositif psychanalytique visant l&#8217;émergence d&#8217;autre chose.</p>
<p>Freud et Lacan ont travaillé l&#8217;idée que c&#8217;est le refoulement qui produit la société. Peut-être qu&#8217;il y aurait matière à reprendre ce fil pour élaborer quelque chose du côté de la culture technique.<br />
Mais si l&#8217;on élargit donc la technique au champ intellectuel, ce que j&#8217;aimerais tenter, ce serait d&#8217;essayer d&#8217;articuler cela avec les différentes positions du sujet par rapport au langage. C&#8217;est à dire, en quoi peut-être, dans la névrose, la technique pourrait être un &laquo;&nbsp;recours&nbsp;&raquo; vis à vis de la castration, ou comment penser à nouveau certains délires psychotiques où la machine prend une place importante comme l&#8217;a fait Victor Tausk, ou enfin les machine autistiques, etc.</p>
<p>Non, je ne crois pas que l&#8217;inconscient soit détaché des conditions du siècle. Et effectivement, lorsque Lacan dit que &laquo;&nbsp;L&#8217;inconscient c&#8217;est le politique ; l&#8217;Autre c&#8217;est aussi l&#8217;inconscient&nbsp;&raquo;. ( Le 10 mai 1967, La logique du fantasme.) ça va complètement dans ce sens.<br />
Donc si l&#8217;inconscient, c&#8217;est le discours de l&#8217;Autre, ça me paraît difficile de rendre l&#8217;inconscient indépendant de la culture dans laquelle baigne les sujets&#8230;</p>
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		<title>Par : Stéphane Vial</title>
		<link>https://vincent-le-corre.fr/?p=1321#comment-46962</link>
		<dc:creator>Stéphane Vial</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2013 10:22:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://vincent-le-corre.fr/?p=1321#comment-46962</guid>
		<description>Merci pour cet article. Si je n&#039;avais fait le choix de quitter la psychanalyse pour retrouver la philosophie, c&#039;est sans doute cette problématique de recherche que j&#039;aurais choisie. Articuler la technicité de l&#039;être-homme avec la conception psychanalytique de l&#039;homme. Il y a là un champ entier de recherche à construire, tant, je le crois, les psychanalystes eux-mêmes, tombent dans le même travers que les philosophes : ils sous-estiment la technologie. 

Quelques exemples : la qualité d&#039;un dialogue en face-à-face dépend de la technique (4 murs, insonorisation, table, chaises, etc.). Quand on va au café pour &quot;boire un verre&quot;, on n&#039;y va pas tant pour ce verre que pour disposer d&#039;artefacts en vue de rendre possible une certaine qualité de relation qui ne pourrait avoir lieu dans la rue (du moins avec la même qualité de co-présence). Idem pour l&#039;intimité du cabinet de psychanalyse, dont je parle à la fin de mon livre. Faire l&#039;amour, aussi, dépend de facteurs techniques. Parfois, on le fait dans une cage d&#039;escalier, parce qu&#039;on n&#039;a pas de chambre sous la main. Parfois, on ne le fait pas, parce qu&#039;on n&#039;a pas de préservatif. L&#039;amitié, aussi, s&#039;opère grâce à des facteurs techniques. Comment on rencontre un ami ? comment on &quot;fait&quot;, dans le vrai monde de la pratique ? Téléphone, Internet, réseaux sociaux, bars, etc. Bref, les artefacts conditionnent toutes nos expériences d&#039;une manière ou d&#039;une autre, même les expériences qu&#039;on se plaît habituellement à qualifier uniquement de &quot;psychologique&quot;.

Alors, quoi, l&#039;inconscient en amont ? Peut-être. Mais, à être toujours en amont de tout (ce à quoi je crois de moins en moins), l&#039;inconscient finit par devenir une substance, une ontologie, alors même que, à te lire, Lacan ne le voulait pas... L&#039;inconscient est-il détaché des conditions du siècle ? Est-il totalement indépendant de la culture dans laquelle il vit ? (j&#039;ai bien dit &quot;totalement&quot; indépendant) Est-il insensible à la culture technique ? Doit-il quelque chose à la culture technique ? En quoi et comment la culture technique l&#039;influence-t-tell — ou non ? 

Telles seraient les questions. Il y a là un sujet de thèse. À toi de t&#039;en saisir, étudiant en Master, si tu lis ces lignes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour cet article. Si je n&#8217;avais fait le choix de quitter la psychanalyse pour retrouver la philosophie, c&#8217;est sans doute cette problématique de recherche que j&#8217;aurais choisie. Articuler la technicité de l&#8217;être-homme avec la conception psychanalytique de l&#8217;homme. Il y a là un champ entier de recherche à construire, tant, je le crois, les psychanalystes eux-mêmes, tombent dans le même travers que les philosophes : ils sous-estiment la technologie. </p>
<p>Quelques exemples : la qualité d&#8217;un dialogue en face-à-face dépend de la technique (4 murs, insonorisation, table, chaises, etc.). Quand on va au café pour &laquo;&nbsp;boire un verre&nbsp;&raquo;, on n&#8217;y va pas tant pour ce verre que pour disposer d&#8217;artefacts en vue de rendre possible une certaine qualité de relation qui ne pourrait avoir lieu dans la rue (du moins avec la même qualité de co-présence). Idem pour l&#8217;intimité du cabinet de psychanalyse, dont je parle à la fin de mon livre. Faire l&#8217;amour, aussi, dépend de facteurs techniques. Parfois, on le fait dans une cage d&#8217;escalier, parce qu&#8217;on n&#8217;a pas de chambre sous la main. Parfois, on ne le fait pas, parce qu&#8217;on n&#8217;a pas de préservatif. L&#8217;amitié, aussi, s&#8217;opère grâce à des facteurs techniques. Comment on rencontre un ami ? comment on &laquo;&nbsp;fait&nbsp;&raquo;, dans le vrai monde de la pratique ? Téléphone, Internet, réseaux sociaux, bars, etc. Bref, les artefacts conditionnent toutes nos expériences d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre, même les expériences qu&#8217;on se plaît habituellement à qualifier uniquement de &laquo;&nbsp;psychologique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors, quoi, l&#8217;inconscient en amont ? Peut-être. Mais, à être toujours en amont de tout (ce à quoi je crois de moins en moins), l&#8217;inconscient finit par devenir une substance, une ontologie, alors même que, à te lire, Lacan ne le voulait pas&#8230; L&#8217;inconscient est-il détaché des conditions du siècle ? Est-il totalement indépendant de la culture dans laquelle il vit ? (j&#8217;ai bien dit &laquo;&nbsp;totalement&nbsp;&raquo; indépendant) Est-il insensible à la culture technique ? Doit-il quelque chose à la culture technique ? En quoi et comment la culture technique l&#8217;influence-t-tell — ou non ? </p>
<p>Telles seraient les questions. Il y a là un sujet de thèse. À toi de t&#8217;en saisir, étudiant en Master, si tu lis ces lignes.</p>
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