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	<title>Vincent LE CORRE - Psychologue - Psychanalyste &#187; Psychoboxe</title>
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	<description>psychologue, psychanalyste, en institution et en libéral, travaillant, entre autres, sur les jeux vidéo, les médiations, le jeu...</description>
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		<title>La violence entre dégoût et fascination</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 17:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychoboxe]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment réfléchir sur la violence à partir de la Psychanalyse ?
Premier épisode d'un réflexion en cours...
Paris, le 11 janvier 2026.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>1) Epistémologie d’une ignorance dans la psychanalyse ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Devons-nous faire taire cette violence qui tente bien souvent de combler, de masquer les failles d’un sujet, ou bien essayer de l’écouter ? Mais alors comment l&#8217;écouter ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Livre-Fassin.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1642" title="Livre Fassin" src="http://vincent-le-corre.fr/wp-content/uploads/2026/01/Livre-Fassin-628x1024.jpg" alt="" width="377" height="614" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans son ouvrage <em>Leçons de ténèbres</em>, l&#8217;anthropologue et médecin Didier Fassin cherche à cerner pourquoi la violence n’a pas été prise en compte dans les sciences sociales (Anthropologie et Sociologie). L’historien Stéphane Audouin Rouzeau se pose également la même question en Histoire dans son livre <em>Combattre</em>) au cours du 20<sup>ème</sup> siècle, alors même que ce siècle a été particulièrement violent. Fassin fait référence à l&#8217;ouvrage du philosophe Charles Mills, <em>le contrat racial, </em>en parlant d&#8217;une épistémologie de l&#8217;ignorance. Mills a développé cette expression pour démontrer à quel point ce qu&#8217;il appelle un contrat racial gît sous les élaborations du fameux contrat social dans l&#8217;histoire de la philosophie. Ce contrat racial implique, définit et légitime certains rapports entre les Blancs et les non-Blancs, mais sans qu&#8217;il ne soit jamais explicité. Si le contrat racial est bien perçu par les non Blancs, celui-ci est un point aveugle chez les auteurs Blancs. &laquo;&nbsp;Il existe donc, selon [Charles Mills] une véritable épistémologie de l&#8217;ignorance au coeur de la production de connaissance sur le monde, et cette épistémologie de l&#8217;ignorance est incarnée dans les individus qui élaborent cette connaissance.&nbsp;&raquo; (Fassin, p.38)</p>
<p style="text-align: justify;">Il ressort ainsi dans l&#8217;Anthropologie et la Sociologie pour Fassin que :</p>
<p style="text-align: justify;">1)  Les théories en Anthropologie visaient à décrire un ordre social : comment une société cherche un certain équilibre. La violence étant précisément une force qui bouscule l’ordre, ces théories empêchaient finalement la prise en compte de la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">2)  Les anthropologues restaient ainsi trop attachés à leur théorie, à appliquer leur modèle aux mondes sociaux qu’ils rencontraient, et cela les empêchaient ainsi de prendre en compte la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">3)  En sociologie, le fonctionnalisme inspiré de Durkheim impliquait un attachement des théories sociologiques à un certain ordre social.</p>
<p style="text-align: justify;">4) Un autre facteur fut les représentations de « l’histoire de la marche du monde » dont l’essai de Norbert Elias est la théorie la plus raffinée. Elias raconte que le monde occidental se civilise, c’est-à-dire se pacifie. C’est ce qu’Elias nomme « la pacification des mœurs ». Audouin Rouzeau critique Elias sur ce point, en mettant en avant les deux guerres mondiales du 20ème siècle. Il y a tout un chapitre dans son livre qui tente de montrer qu’Elias aurait été traumatisé par son expérience de la première guerre mondiale et aurait ainsi complètement mis de côté la violence de la guerre dans la construction de son modèle sociologique.</p>
<p style="text-align: justify;">5)  Enfin, la sociologie des acteurs du fonctionnement des sciences. Ces anthropologues étaient blancs, majoritairement des hommes, issus du monde occidental. Que se serait-il passé si les femmes avaient été plus présentes, si des racisés également. Les violences des colonisations auraient-elles été mieux prises en compte par exemple ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces exemples dans d’autres disciplines doivent nous faire réfléchir en psychanalyse, dans le sens où les psychanalystes ne sont pas du tout en-dehors de l’ordre social, quand bien même il leur arrive d’essayer de le croire…</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons également nous prémunir, toujours, de tenter d’appliquer nos modèles. Ce qui n’est pas toujours évident. Particulièrement dans les situations qui peuvent nous sidérer par leur violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les psychanalystes sont également pris dans l’histoire de Freud. Et nous verrons la prochaine fois que l’abandon de la fameuse <em>Neurotica</em> (la théorie de la séduction, c’est-à-dire de la violence sexuelle) chez Freud est peut-être un exemple de cette sidération que peut provoquer la violence.</p>
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		<title>Psychoboxe</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 12:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Psychoboxe]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques éléments sur le dispositif de Psychoboxe.
Paris, le 2 janvier 2026.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p id="docs-internal-guid-f26f66a3-7fff-5054-bd7e-fc14069527a5" style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Qu’est-ce que la psychoboxe ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Psychoboxe est un dispositif fondé par le psychanalyste Richard  Hellbrunn dans les années 80. Elle s’adressait initialement à tout sujet  qui souhaite interroger son rapport à la violence, qu’elle soit agie  par lui-même ou subie.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Les adresses ont évolué cependant avec le temps et se sont  élargies. L’aspect psychocorporel de ce dispositif étant en exploration,  les patients ayant une problématique psychosomatique par exemple  pourraient en bénéficier.</p>
<p id="docs-internal-guid-530c04eb-7fff-4774-6c90-8eae6047481f" style="text-align: justify;" dir="ltr">C&#8217;est la rencontre avec un adolescent de 16 ans qui a permis à Richard Hellbrunn d&#8217;élaborer son dispositif. Il le raconte dans son ouvrage <em><a href="https://www.editions-eres.com/ouvrage/1304/a-poing-nommes" target="_blank">A poings nommés</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Cela n’est certainement pas anodin que le dispositif ait été créé en direction des adolescents. Ils nous demandent en tant que cliniciens d&#8217;élaborer d’autres dispositifs pour être entendus.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">C&#8217;est aussi pour cette raison que la médiation vidéoludique a été de plus en plus pratiquée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;" dir="ltr"><strong>Une définition</strong></p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Hellbrunn la définit comme tel :</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">« La psychoboxe a pour but de permettre à un sujet, à travers ses gestes, ses affects et ses représentations, de remettre en jeu l’universalité des processus et la singularité des positions qui émergent de sa confrontation à ce qui lui est violence dans son corps, sa parole et ses actes.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">Des combats libres à frappe atténuée effectués dans un cadre formellement défini quant aux mouvements qu’il autorise, contient, transforme et porte à l’intelligibilité, font apparaître le travail d’une image inconsciente du corps, dont la dynamique est secondairement reprise par une parole visant à le reconnaître, à l’élaborer et à lui permettre de s’engager dans une évolution propre.</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">La psychoboxe ne se soutient que de l’ouverture d’une scène qui appelle un sujet à interpréter sa violence en la précipitant dans les formes perceptibles ».</p>
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">
<p style="text-align: justify;" dir="ltr">La psychoboxe s’inscrit donc comme dispositif d’écoute psychanalytique du sujet, à travers deux voies d’écoute que le dispositif vient mettre en jeu :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li dir="ltr">
<p dir="ltr">Une écoute du corps, à travers ses manifestations rythmiques et pulsionnelles entre le psychoboxant et le psychoboxeur, qui convoquent l’émergence d’affects pouvant conduire à des proto représentations. Une écoute donc de ce qu’on appelle “des agirs expressifs”, forme d’association libre produite par les mouvements du corps.</p>
</li>
<li dir="ltr">
<p dir="ltr">Et une écoute de la dynamique intrapsychique à travers ce que dit le sujet et des fantasmes qui peuvent se manifester tant dans les gestes et le mouvement que dans la parole.</p>
</li>
</ul>
<div style="text-align: justify;"><strong>Le dispositif</strong></div>
<div style="text-align: justify;">
<p id="docs-internal-guid-91fd741c-7fff-7366-d5d2-503b3e4fc64b" dir="ltr">En Psychoboxe, le sujet qui souhaite interroger son propre rapport à la violence rencontre deux co-thérapeutes. Il lui est proposé de choisir avec lequel il souhaite mettre les gants. Lorsqu’il débute le travail thérapeutique, le psychoboxeur (le psychanalyste) s’engage alors dans ce que Richard Hellbrunn nomme une « rencontre frappante ». Il va se proposer comme objet à investir au psychoboxant (le patient), en se tenant devant lui, pour échanger des coups, à frappe atténuée, c’est-à-dire à la touche, pour un combat d’une durée d’une minute trente, dans un espace limité.</p>
<p dir="ltr">Ce cadre est assuré par l’écoute seconde d’un autre psychoboxeur (le therapon), garant du dispositif et de ce qui s’y joue, qui aura pour fonction de soutenir le temps d’association libre à l’issue du combat, et de proposer éventuellement un second combat dans la séance. Car c’est aussi à lui, considérant la dynamique transférentielle, que le combat est adressé.</p>
<p dir="ltr">Dans cet espace, il n’y a pas d’apprentissage technique de la boxe à proposer, ni de message psychoéducatif à faire passer. C&#8217;est un point important : la technique est à oublier. “C’est en renonçant à une approche essentiellement technique que les grandes lignes d’attaque, de protection, d’évitement et de fuite pouvaient apparaître plus clairement en ne cherchant que secondairement le meilleur moyen de se réaliser, sans perdre du vue ce qui pouvaient se construire dans la dynamique de la rencontre avec l’adversaire”. (<em>A poings nommés, </em>p. 42)</p>
<p dir="ltr">Nous pensons que la technique est une manière de tenter de refouler son propre manque (ses difficultés existentielles) dans cette rencontre : la technique dans les relations amoureuses et les coachings qui tentent de promouvoir la technique comme remède à l’angoisse de la rencontre ne résolvent rien de durable à cet endroit.</p>
<p dir="ltr">C’est la même chose dans le combat. La technique vise à atténuer, à circonscrire, voire à dénier, l’angoisse et vise la performance.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">Comme le rappelle le président de <a href="https://www.psychoboxe.com/" target="_blank">l&#8217;Institut de Psychoboxe</a>, Lionel Raufast, le psychoboxeur écoute « sous la technique, et au cœur du combat, les variations complexes, et parfois inquiétantes, des intelligences du corps expressif ».</div>
<div style="text-align: justify;">
<p id="docs-internal-guid-ec3f4e47-7fff-dd02-e19e-13fa1b9f0820" style="text-align: justify;" dir="ltr">Le combat en Psychoboxe est un combat théâtralisé. On ne va pas en psychoboxe pour se défouler ou pour apprendre à combattre. On y va pour s’exprimer et travailler sur soi, ce qui engage à partir de ce point de vue la dynamique transférentielle.  Les frappes atténuées qui permettent de ne rien risquer au niveau de l’intensité des coups, amènent à se rendre sensible et à faire l’expérience de « gestes énigmatiques », d’éprouvés sensori-affectifs. L’affrontement est transformé par cet effet de théâtralité. Et c&#8217;est pour cette raison que l&#8217;on rapproche la Psychoboxe du dispositif du Psychodrame psychanalytique.</p>
</div>
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